Selon une source autorisée, le procureur général du Roi près la cour d’appel de Rabat a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire concernant les graves accusations de fraude à la farine subventionnée, notamment l’allégation selon laquelle des minoteries « moudraient du papier avec la farine ».
L’affaire a éclaté à la Chambre des représentants lors de la discussion du projet de loi de finances pour 2026. Ahmed Touizi, président du groupe Authenticité et modernité (PAM), avait affirmé que « des entreprises ne font que moudre du papier », mettant en cause la gestion des 16,8 milliards de DH de subventions allouées au secteur.
Dans une mise au point publiée le jour même, Ahmed Touizi a assuré que ses propos étaient à prendre au « au sens figuré ». Il a expliqué que « moudre le papier » est une expression couramment employée dans le dialecte marocain pour désigner la « manipulation de documents ou de factures présentés aux services compétents afin d’obtenir des subventions publiques ». Il a fermement nié tout lien entre cette expression et le mélange de substances impropres avec de la farine ou d’autres denrées alimentaires.