Dans le cadre de l’explication de son vote au Conseil de sécurité, le représentant permanent de la France auprès des Nations Unies, Jérôme Bonnafont, a indiqué que « le président de la France se félicite de l’adoption de la résolution qui renouvelle pour douze mois le mandat de la Minurso », soulignant que « cette résolution est le fruit d’un processus ouvert ayant permis de nombreux contacts avec les membres de ce Conseil ».

Il s’est adressé aux acteurs américains qui ont contribué activement à ce processus, déclarant : « Nous remercions le penholder américain pour ses efforts en vue d’un texte équilibré, prenant en compte les demandes formulées par les différentes délégations. »

Un nouveau chapitre

« Au regard de la durée prolongée du conflit au Sahara et de ses conséquences sur les populations, le Conseil a décidé aujourd’hui d’agir », a indiqué M. Bonnafont, soulignant que celui-ci « donne un mandat clair à l’envoyé personnel, Staffan de Mistura, pour relancer un processus politique inclusif. »

Rappelant le rôle important du Conseil de sécurité, le diplomate français a appelé « tous les protagonistes à s’engager dès à présent dans les négociations afin d’écrire un nouveau chapitre pour le Sahara et pour la région tout entière », précisant que « ce chapitre doit répondre aux aspirations légitimes des populations à vivre en paix ».

Par ailleurs, il a réaffirmé que « pour la France, le présent et l’avenir du Sahara s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine, et que le soutien français au plan d’autonomie proposé par le Maroc en 2007 est clair et constant« .

« L’autonomie sous souveraineté marocaine constitue la seule base pour aboutir à une solution politique juste, durable et négociée, conformément aux résolutions de ce Conseil », a-t-il expliqué.

Un succès collectif

Le représentant français a estimé qu’un consensus international de plus en plus large se dégage en ce sens, affirmant qu' »Il était important que le Conseil se saisisse de cette dynamique, comme il le fait désormais par cette résolution. C’est un succès collectif », a-t-il poursuivi.

M. Bonnafont a confirmé que « la France le croit, une solution politique mutuellement acceptable est possible », soulignant que « l’élan politique est là et qu’il est temps désormais d’avancer ». « C’est la raison pour laquelle l’envoyé personnel est appelé à réunir très prochainement les parties », a-t-il enchaîné.

L’ambassadeur a soulign » qu’en vue de parvenir à un règlement définitif du conflit, la France renouvelle tout son soutien à cette résolution, par laquelle « le Conseil acte une approche nouvelle qui, sous l’égide des Nations unies et dans le respect des principes de la Charte, permettra aux parties de s’engager dans un effort renouvelé vers la paix », appelant ces dernières « à s’en saisir résolument ».

Cette résolution, selon la France, permettra à la Minurso de « continuer de jouer un rôle clé pour la stabilité de la région ».

Sur le terrain, Paris appelle à une cessation des hostilités et au plein respect du cessez-le-feu, insistant sur le fait que « la revue stratégique demandée par le Conseil représente un outil utile pour structurer les échanges sur l’avenir de la Minurso ».

La France appelle également « à soutenir l’envoyé personnel et les partis, afin qu’ils lancent ensemble les négociations qui mettront fin à un conflit trop ancien, au bénéfice des populations et des pays de la région ».