Le renouvellement partiel des membres non permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, qui verra le départ de l’Algérie en janvier 2026, représente pour le Maroc une opportunité stratégique pour continuer à réaliser des avancées sur le dossier du Sahara.

À partir de janvier 2026, la composition du Conseil de sécurité verra l’entrée de la Colombie, de la République démocratique du Congo (RDC), du Bahreïn, de la Lettonie et du Liberia pour un mandat de deux ans (2026-2027).

Ils remplaceront, entre autres, l’Algérie, dont le mandat n’a pas permis de faire évoluer de résolutions en faveur de ses positions séparatistes. Au contraire, c’est ironiquement sous son mandat que le plan d’autonomie marocain s’est imposé comme une référence dans les discussions onusiennes, consolidant sa légitimité au regard du droit international.

Le Conseil de sécurité a en effet exhorté dans sa dernière résolution les parties à « s’engager dans ces discussions sans conditions préalables, en prenant pour base la proposition d’autonomie du Maroc, en vue de parvenir à une solution politique finale et mutuellement acceptable ».

En quittant le Conseil de sécurité, Alger voit ses capacités à influencer directement les discussions et à introduire des modifications aux projets de résolution au sein du Conseil réduites à néant. Privée de ce levier interne, ses futures tentatives pour infléchir la ligne du Conseil de sécurité devront passer par d’autres canaux, moins efficaces.

L’entrée de trois pays « amis » du plan d’autonomie

Le changement le plus notable pour le dossier du Sahara est l’arrivée au Conseil de sécurité de trois pays ayant déjà exprimé un soutien clair à la marocanité du Sahara et au plan d’autonomie.

– Bahreïn – deuxième pays arabe à avoir ouvert un consulat à Laâyoune – se dresse comme un symbole d’alliance indéfectible avec le Royaume.

La RDC et le Liberia ont également affirmé leur soutien au plan d’autonomie marocain en ouvrant des missions diplomatiques dans les provinces du Sud et en exprimant leur engagement ferme envers l’intégrité territoriale du Royaume.

Le renouvellement du Conseil de sécurité, un moment opportun pour le Maroc

Ce renouvellement intervient à un moment où la dynamique internationale semble déjà s’incliner en faveur de la position marocaine avec la résolution du 31 octobre 2025 qui sera gravée à jamais dans la mémoire des Marocains. Le soutien croissant au plan d’autonomie, y compris de la part de membres permanents comme les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, crée aussi ce que certains analystes qualifient de « moment opportun » pour Rabat.

Pour beaucoup d’observateurs, les conditions semblent réunies pour une accélération du processus politique vers la fin de la présence de la Minurso au Sahara et une clôture finale du dossier.