Fruit d’une collaboration de plusieurs années entre l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP) et le Centre polonais d’archéologie méditerranéenne de l’université de Varsovie (PCMA UW), ce projet de recherche dans les environs de Volubilis continue de livrer ses secrets.

Selon l’INSAP, les travaux de l’équipe ont permis à ce jour de découvrir deux tours de guet dont la datation est estimée entre le premier et le troisième siècle de notre ère. Ces structures faisaient partie intégrante du système de surveillance et de défense des frontières de la province romaine de Maurétanie Tingitane.

Parallèlement à ces découvertes militaires, la mission, dirigée conjointement par les professeurs Fadoua Bendaoud côté marocain et Radoslaw Karasiewicz-Szczypiorski côté polonais, a mis au jour les vestiges d’un monument funéraire de type tumulus.

Ce monument se présente sous la forme d’un tertre de terre recouvert d’une couche de petites pierres, entouré d’un fossé circulaire d’environ 40 mètres de diamètre. Ce type de sépulture est caractéristique de l’architecture funéraire maurétanienne et se retrouve dans plusieurs autres sites archéologiques à travers le Maroc.

Ces découvertes ouvrent une fenêtre précieuse sur l’histoire du Maroc durant la période maurétanienne, une civilisation qui a précédé puis coexisté avec la présence romaine.

Les recherches se poursuivent sur le terrain pour affiner la datation de ces structures et mieux comprendre leur organisation et leur fonction au sein du paysage antique de Volubilis.