Revolut poursuit sa stratégie d’expansion sur le marché marocain avec la nomination de Yacine Faqir au poste de CEO pour le Maroc. « Fier de rejoindre l’aventure Revolut en tant que CEO pour le Maroc et de faire partie d’une équipe exceptionnelle, animée par une profonde ambition et un véritable sens du purpose. Je n’ai jamais été aussi enthousiaste pour la suite », a déclaré le nouveau dirigeant sur LinkedIn.
Quelques mois avant cette nomination, Revolut avait déjà recruté Amine Berrada en tant que Head of Operations pour le Maroc, chargé de piloter les premières étapes de préparation au lancement. « Excité de partager que j’ai récemment rejoint Revolut pour lancer le service au Maroc », écrivait-il alors sur LinkedIn.
Cette nomination intervient alors que la néobanque britannique multiplie les démarches préliminaires auprès des autorités marocaines. Le Wali de Bank Al-Maghrib avait indiqué, lors de sa conférence de presse du 23 septembre 2025, que le conseil d’administration de Revolut prévoyait une rencontre avec la Banque centrale en octobre 2025.
Une expansion mondiale fondée sur un modèle progressif
Créée en 2015 à Londres, Revolut s’est imposée comme l’une des néobanques les plus dynamiques du monde. Partie d’une application de change multidevises, elle est devenue une super-app financière couvrant paiements, épargne, crédit, trading, assurance ou crypto-actifs.
Présente dans 42 pays, Revolut revendiquait 52,5 millions de clients à fin 2024, en hausse de 38% sur un an. Son chiffre d’affaires 2024 a atteint 3,1 milliards de livres sterling (+72 %), pour un bénéfice avant impôts de 1,1 milliard (+149%).
La fintech détient une licence bancaire dans 30 juridictions et a récemment obtenu de nouveaux agréments au Royaume-Uni, au Mexique et au Brésil. Sa méthode reste inchangée : observer, s’implanter, puis évoluer vers un statut bancaire complet.