Interpellé par des députés qui relèvent des cas présumés de blocage ou de retard dans les réponses sur des projets d’investissement dont certains auraient attendu jusqu’à 400 jours, le ministre a répliqué avec fermeté : « Apportez-moi ce projet ! Si c’est vrai, je démissionne dès demain », a-t-il lancé.
Dénonçant une vision où certains investisseurs « voudraient que tout leur soit servi sur un plateau sans rien faire », il a rappelé l’existence d’un cadre légal à respecter.
« Tout projet d’investissement qui respecte la loi est traité en 30 jours ou moins« , a réaffirmé Karim Zidane. Il a reconnu que des difficultés existaient dans certaines régions, citant l’exemple de Marrakech, mais les a attribuées à des « contextes politiques ou des jeux d’influence » locaux.
Déplorant « la critique pour la critique », le ministre délégué a proposé la création d’une commission parlementaire. « Je vais être dans la spontanéité et, sans attendre les implications juridiques, je vous invite, vous les représentants de la Nation, à former une commission. On prendra le temps d’examiner ces dossiers. Et si vous concluez que nous sommes en faute, j’en assumerai l’entière responsabilité ».
Karim Zidane a suggéré d’y intégrer un représentant de chaque groupe politique et de l’emmener sur le terrain. « Nous vous montrerons les projets qui se réalisent, pour que vous ne pensiez pas qu’il ne s’agit que de chiffres sur du papier », a-t-il conclu.