Et si le Maroc décrochait son billet pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde U17, ce dimanche 9 novembre (14h30), face à la Nouvelle-Calédonie, sur le terrain numéro 1 de l’Aspire Zone, à Doha au Qatar ?

Une telle éventualité s’apparente à une illusion tant les Lionceaux de l’Atlas n’ont quasiment rien montré lors de leur défaite devant le Japon et le Portugal dans le groupe B.

Cela dit, il y a quelques motifs d’espoir, même s’ils sont assez minces. En foulant la pelouse sous le soleil de Doha, les protégés de Nabil Baha seront en quatrième place avec zéro point au compteur. Un pécule synonyme de retour à la maison.

C’est la seule équipe africaine dans ce cas avec la Côte d’Ivoire à l’issue des deux premières journées.

Sachant que les huit meilleurs troisièmes se qualifient également en seizième de finale, le Maroc a l’obligation de l’emporter par au moins quatre buts d’écart pour revenir dans la course et atténuer sa différence de but négative (-8).

Et ce n’est pas tout. Il faudra également que toutes les planètes s’alignent dans les autres groupes, notamment que le Qatar, l’Indonésie, le Burkina Faso ou le Paraguay ne gagnent pas à l’occasion de leurs derniers matchs.

Bref, vous l’aurez compris, même une large victoire de l’équipe nationale n’empêchera pas les calculs d’apothicaire. Mais avant d’en arriver là, il va bien falloir marquer pour gagner.

Une tendance à baisser les bras un peu trop rapidement face au vent contraire

Jusqu’à présent, les productions offensives du Maroc ont été affligeantes : 8 buts encaissés et aucun marqué sur 9 tirs et seulement 4 cadrés en plus de 180 minutes de jeu.

À cela s’ajoutent les défauts de la jeunesse des Lionceaux de l’Atlas. Un manque de maturité mais aussi et surtout une tendance à baisser les bras un peu trop rapidement face au vent contraire.

Le manque d’intensité et de combativité ont également contribué à la perte des deux premières rencontres, en particulier la dernière.

« Nous avons manqué d’intensité. Dès les premières minutes de jeu, on n’a pas réussi à gagner un seul duel », a déploré le sélectionneur national en conférence de presse.

L’ancien international marocain n’est pas exempt de tout reproche sur cet aspect. Et pour cause, il a convoqué plusieurs joueurs qui manquaient de rythme dans leurs clubs.

Au vu de ces éléments, difficile de mettre une pièce sur une éventuelle qualification ou du moins une victoire du Maroc. Mais l’imprévisibilité qui fait le charme du sport le plus populaire au monde ressemble à une lumière au bout du tunnel.

Afin d’éclairer une bien terne participation jusqu’ici, plusieurs pistes sont à explorer par le staff de l’équipe nationale qui les a sans doute identifiées.

Une compacité du bloc à retrouver et surtout à maintenir

À commencer par la compacité du bloc équipe. L’une des difficultés rencontrées par le Maroc réside dans les distances trop importantes entre ses joueurs et ses lignes.

Souvent coupés en deux, les Marocains ont éprouvé toutes les peines du monde afin de récupérer le ballon et de dérouler un jeu de transition qui sied parfaitement à leurs qualités.

Ce fut le cas par séquences, notamment lors de la première mi-temps contre le Japon. Mais cette discipline tactique s’est étiolée au fil des minutes. Le Maroc serait inspiré de la retrouver.

Alors que le Maroc était mené d’un but et pouvait revenir au score, le manque de compacité de son bloc, coupé en deux, lui a été fatal contre le Portugal sur cette action.

Les nombreuses prises de risques inutiles, en particulier sur des passes axiales, sont également à proscrire. Mais cela ne veut pas forcément dire être timide dans le demi-terrain offensif.

D’autant que la défense de la Nouvelle-Calédonie est loin d’être impériale. Outre les six buts encaissés dans le premier match contre le Portugal, les joueurs de Leonardo Lopez ne doivent leur match nul et vierge devant le Japon qu’à la maladresse de leurs adversaires.

Car le pays situé dans le Pacifique Sud, qualifié après avoir fini troisième du Championnat de la Confédération du football d’Océanie, est largement prenable malgré une défense à trois centraux.

Même s’ils étaient en supériorité numérique sur cette séquence de jeu, les Calédoniens ont trouvé le moyen de laisser un attaquant japonais libre de tout marquage dans la surface de réparation.

À l’image de leurs homologues marocains, les Calédoniens ont des sauts de concentration exploitables à condition de trouver de la justesse technique dans les petits espaces.

Et en dépit d’une densité défensive devant leur but, ils ont souvent du mal à gérer les différents appels dans la petite profondeur. Autrement dit, les quelques mètres qui séparent les défenseurs de leurs gardiens dans la surface de réparation.

Une fragilité qui peut offrir au Maroc quelques occasions à même de lui permettre de rêver à une qualification une fois le match terminé, en attendant les résultats des autres équipes.