La présidence algérienne a annoncé dans un communiqué que le président Tebboune avait reçu, le 10 novembre, une demande de son homologue allemand sollicitant une mesure de grâce en faveur de Boualem Sansal.

« Le président de la République a réagi à cette demande, qui a retenu son attention en raison de sa nature et de ses motifs humanitaires », précise le communiqué.

En application de l’article 91 du paragraphe 8 de la Constitution algérienne, et après les consultations légales requises, le président Tebboune a décidé de « répondre favorablement à la requête de son homologue allemand ».

L’État allemand prendra en charge « le transfert et le traitement médical » de l’écrivain, conclut le communiqué.

Cette mesure de grâce met fin à près d’un an de détention. Le 16 novembre 2024, Sansal avait été arrêté à l’aéroport d’Alger à son retour de France. Quelques mois plus tard, une cour algérienne l’avait condamné à cinq ans de prison pour des propos jugés contraires à l’unité nationale et à la sûreté de l’État.

Son arrestation avait accentué les tensions diplomatiques entre l’Algérie et la France, dans un contexte marqué par des désaccords autour du Sahara marocain.