La mobilisation, ce mercredi 12 novembre, de la coordination syndicale des administrateurs pédagogiques, représentant les cinq syndicats les plus représentatifs de l’enseignement (FDT, FNE, UGTM, CDT et UMT), fait suite à l’appel lancé le 24 septembre dernier, invitant ses membres à organiser des sit-in devant les Académies régionales d’éducation et de formation.

Dans un communiqué, la Coordination dénonce ce qu’elle qualifie de « politique de fuite en avant » du ministère de tutelle, dénonçant le retard persistant dans la mise en œuvre des accords du 10 et du 26 décembre 2023. Selon la même source, cette mobilisation vise à répondre à « la paralysie du dialogue sectoriel », qu’elle considère comme « le seul levier réel pour assurer l’application effective des accords signés ».

La coordination syndicale revendique notamment l’amélioration des conditions de travail et des rémunérations, incluant indemnités fixes et compensations pour charges et logement. Elle insiste également sur le respect et la mise en œuvre des accords et textes réglementaires les concernant.

Parmi les principales revendications du mouvement syndical des administrateurs pédagogiques figurent :

  1. La publication des résultats du mouvement de mutation pour les surveillants généraux, censeurs, chefs de travaux et chefs de pôle, et l’ouverture de ce mouvement à tous les administrateurs pédagogiques, quels que soient leurs postes.
  2. L’adoption de l’ensemble des décrets et décisions réglementant leur cadre, notamment l’instauration d’un nouveau grade.
  3. La mise en œuvre de l’article 22 du statut général, garantissant aux administrateurs non affectés à des fonctions de direction le droit d’exercer des missions de conseil pédagogique, de formation et d’accompagnement.
  4. La reconnaissance du diplôme de fin de formation en administration éducative comme équivalent au master.
  5. L’instauration d’une indemnité de logement pour ceux ne bénéficiant pas d’un logement de fonction, proportionnelle au coût locatif moyen de leur zone d’exercice.
  6. Le rétablissement des indemnités de déplacement selon la grille précédente, ainsi qu’une indemnité mensuelle pour charges administratives en cas d’affectation à plusieurs établissements, et pour les surveillants généraux dont les établissements dépassent 600 élèves.
  7. L’allègement du volume horaire hebdomadaire selon le niveau d’enseignement,
  8. L’unification de la gestion financière des établissements et la désignation d’un responsable des affaires matérielles et financières dans les écoles primaires.
  9. L’instauration d’une indemnité forfaitaire et permanente pour l’ensemble du personnel administratif, couvrant les tâches de secrétariat, de permanence et de participation aux examens et concours certificatifs.