Lors de la présentation du projet de budget de son ministère au Parlement, Ahmed El Bouari, ministre de l’Agriculture, a fait le point sur les projets de stations de dessalement, dont une partie de l’eau produite servira à l’irrigation.
Selon lui, deux stations de dessalement sont en cours de réalisation. Il s’agit de celles de Casablanca et de Dakhla. Cette dernière est, quant à elle, prévue d’être achevée en 2026. Sur une production totale prévue de 37 millions de m3 par an (Mm3/an) au niveau de cette station, 30 Mm3/an seront dédiés à l’irrigation.
Selon le ministre de l’Agriculture, le démarrage des travaux d’élargissement de la station de Chtouka est également prévu au cours de l’année 2026. Rappelons que sur une production totale de 100 Mm3 par an au niveau de la station actuelle, 45 Mm3/ an sont déjà dédiés à l’irrigation. Cette extension permettra donc d’allouer une capacité d’eau supplémentaire à l’irrigation dans la région.
L’autre projet, prévu d’être lancé au cours de la même année, est celui de la mise en place des réseaux d’irrigation liés aux stations de dessalement de l’Oriental, Casablanca, Souss-Massa et Tan-Tan, préparant leur exploitation une fois qu’elles seront achevées.
Huit autres projets de stations de dessalement sont par ailleurs programmés pour les années à venir, à savoir celles de l’Oriental (160 Mm3/ an pour l’irrigation), Tanger, Rabat, Oum Er-Rbia-Tensift (300 Mm3/ an), Souss-Massa (250 Mm3/ an), Tan-Tan (40 Mm3/ an), Boujdour (70 Mm3/ an) et Guelmim (35 Mm3/ an).
Ces projets visent à renforcer l’offre en eau à travers le dessalement de plus de 1,7 milliard de m3 par an, à terme, à alimenter les villes côtières en eau potable grâce aux stations de dessalement, à mettre à disposition un volume d’eau supplémentaire dédié à l’irrigation dans les zones les plus touchées par le stress hydrique et à généraliser l’utilisation des énergies renouvelables.
