Comme lors de l’édition précédente, le Maroc ne verra malheureusement pas le dernier carré de la Coupe du monde U17, après sa défaite (1-2) en quart de finale devant le Brésil, ce vendredi 21 novembre à Doha, au Qatar.
Alors que les deux équipes se dirigeaient vers la séance de penalty, Dell a surpris la défense marocaine pour envoyer ses coéquipiers en demi-finale face au Portugal.
Jusqu’ici, le score était de un partout. Ziyed Baha avait répondu à l’ouverture du score de Dell, auteur d’un doublé.
Les Lionceaux de l’Atlas auront sans doute des regrets dans le vol retour en ressassant ce match. Mais ils peuvent être fiers de ce qu’ils ont accompli.

Une entame de match énergique pour le Maroc
En démarrant la rencontre sur les chapeaux de roues, l’équipe nationale a mis sous pression la défense brésilienne, qui aurait dû concéder un penalty dès la 2e minute du match.
Malgré l’instance du banc marocain et le carton vert brandi par Nabil Baha, l’arbitre italien Andrea Columbo a estimé que le contact sur Ziyed Baha était réglementaire.
Une décision étonnante, qui n’a pas troublé la concentration des Lionceaux de l’Atlas. Positionnés dans un bloc bas à médian, ils alternaient entre des transitions rapides et des phases de possession à la récupération du ballon.
📝 تشكيلة منتخبنا الوطني أمام البرازيل
𝐒𝐭𝐚𝐫𝐭𝐢𝐧𝐠 𝐗𝐈 for the match against Brazil#DimaMaghrib 🇲🇦 pic.twitter.com/3KDRBvjj4W
— Équipe du Maroc (@EnMaroc) November 21, 2025
L’intensité mise par les 22 acteurs transpirait dans chaque duel et contact. Les fautes se sont multipliées, hachant le rythme d’une rencontre qui avait pourtant bien commencé.
Si les Brésiliens se sont appliqués à renverser systématiquement le jeu afin de bouger le bloc marocain et étirer ses lignes, Elyes Saidi et ses coéquipiers ne sont que très rarement tombés dans le panneau.
Mais ils ont toutefois été piégés sur une passe en profondeur dans le dos de Moncef Zekri, suivie d’un centre de Ruan Pablo, dévié en une touche par Dell, qui a grillé la priorité à Youssef Bellahsen (16’).
Une ouverture du score largement évitable, sur laquelle Chouaib Bellaarouch n’a rien pu faire. Ce coup de massue a quelque peu refroidi les ardeurs des champions d’Afrique.
Abdelali Eddaoudi a essayé de secouer ses coéquipiers en allant chercher très haut un centre de Moncef Zekri. Mais il a manqué quelques centimètres au natif de Rabat pour cadrer sa tête (29’).
En plus de confisquer le ballon, le Brésil n’a pas cessé d’être menaçant pour autant, notamment par l’intermédiaire de Tiago (32’), Arthur Ryan (34’) ou encore Ruan Pablo (38’).
Les difficultés éprouvées par l’équipe nationale tenaient à son incapacité à trouver des relais dans le cœur du jeu, pour faire le lien entre les défenseurs et les attaquants.
À chaque fois qu’un Marocain était touché derrière la ligne du milieu de terrain brésilien, il était instantanément cadré et agressé.
Et lors des rares séquences où un joueur réussissait par miracle à s’extirper de la surveillance de ses adversaires, il manquait de justesse dans le dernier geste.
À trop reculer, le Maroc a fini par céder
Mais ils ont continué à croire en leur bonne étoile jusque dans les dernières minutes du temps additionnel de la première mi-temps.
Le moment choisi par l’homme en noir pour accorder un penalty au Maroc, après une faute sur Ismaïl El Aoud dans la surface de réparation.
Ziyed Baha s’est chargé d’égaliser juste avant de rejoindre les vestiaires. Niveau timing, difficile de faire mieux (45+5).
Les supporters Auriverde crieront sans doute à la compensation par rapport au penalty non sifflé par Columbo en début de match. Mais la faute était évidente dans un cas comme dans l’autre.
Encore plus important, le Maroc a prouvé une nouvelle fois sa force mentale en recollant au score.
Et défensivement, la production de l’équipe nationale s’est améliorée au fil de la rencontre grâce aux ajustements opérés par Nabil Baha à la source du problème.
En vue d’empêcher les centraux brésiliens de relancer dans du coton, à l’instar du premier but, il a modifié son pressing en nombre, avec une première ligne de pression composée de trois joueurs au lieu de deux auparavant.
Mais aussi en hauteur, au-delà de la ligne médiane. En conséquence, le Maroc a récupéré davantage de ballons et trouvé plus rapidement la profondeur.
Comme sur cette action où Abdelali Eddaoudi a glissé le ballon à Ziyed Baha, dont la reprise fut contrée in extremis par la défense Auriverde (58’).
Ce rapport de forces en faveur du Maroc n’a malheureusement pas duré longtemps. À mesure que le temps s’égrenait, les Lionceaux de l’Atlas reculaient.
Les entrées conjuguées d’Abdellah Ouazane (pour son génie) et d’Ahmed Mouhoub (pour son activité dans l’entrejeu) n’ont pas eu une grande prise sur le déroulement du match, du moins dans le demi-terrain offensif.
Alors qu’il restait un quart d’heure dans le temps réglementaire, bien malin celui qui aurait prédit l’épilogue d’un match où la pression du résultat prenait le pas sur le jeu.
Les Marocains ont même terminé la rencontre recroquevillés devant leur cage, incapables de porter l’estocade, chose que Dell a réussi à faire au bout du temps additionnel.
Mais ce n’est pas la fin pour les Lionceaux de l’Atlas . Ce n’est que le début d’une longue histoire, et les défaites en font partie.