La plateforme nationale du Système de surveillance des décès maternels, audit et riposte (SSDMAR) a été lancée, jeudi 20 novembre à Rabat, par le ministère de la Santé et de la protection sociale dans l’objectif d’améliorer la qualité de la prise en charge des mères et des nouveau-nés.
Le SSDMAR, un outil innovant développé par le ministère pour le suivi, l’analyse et la prévention des décès liés à la grossesse, à l’accouchement et à la période néonatale, vise à identifier les causes profondes de ces décès, à déterminer les facteurs de risque associés, et à proposer des mesures correctives et préventives concrètes pour réduire les décès évitables et améliorer la qualité des soins.
Cet outil numérique permet d’analyser le parcours de soins, de rectifier les dysfonctionnements et d’assurer le suivi de la mise en œuvre aux niveaux national et régional. Il sera mis en place progressivement, parallèlement à la formation des professionnels et à la protection des données, a souligné le ministre de la Santé et de la protection sociale, Amine Tahraoui.
Pour sa part, le chef du service de la protection de la santé maternelle et infantile au ministère de la Santé et de la Protection sociale, Azzedine Bouzid, a indiqué que cette plateforme nationale repose sur une architecture institutionnelle intégrée assurant une coordination verticale et horizontale entre les différents niveaux d’intervention national, régional et local.
La plateforme SSDMAR contribuera à l’élaboration d’une carte nationale interactive des indicateurs de santé maternelle et de la revue clinique tout en garantissant un suivi continu et la transparence des données sanitaires.
Le taux de mortalité maternelle est passé de 112 à 72,6 décès pour 100.000 naissances vivantes entre 2010 et 2018, tandis que le taux de mortalité néonatale a reculé de 21,7 à 13,6 décès pour 1.000 naissances vivantes sur la même période, selon le ministère de la Santé.
En dépit de cette nette amélioration, la réduction continue des décès évitables demeure une priorité nationale majeure, nécessitant davantage de coordination, de mobilisation et d’amélioration de la qualité des soins à toutes les étapes de la grossesse, de l’accouchement et du post-partum, ajoute le ministère.