Des membres de la famille de Mohammed Ziane ont indiqué, le lundi 24 novembre dans un communiqué publié sur Facebook, qu’ils avaient constaté, au cours de leur visite hebdomadaire, que celui-ci avait entamé une grève de la faim, se considérant « en détention arbitraire depuis le vendredi 21 novembre 2025, date à laquelle sa peine de prison a pris fin, et qu’il a purgée intégralement sans aucune réduction ».
Pour cette raison, « Mohammed Ziane a informé l’administration pénitentiaire qu’il entamait une grève de la faim illimitée à partir du lundi 24 novembre, jusqu’à sa libération, qu’il considère comme son droit », souligne le communiqué.
À la suite de ces informations, le procureur général du Roi près la cour d’appel de Rabat a précisé que « l’intéressé a été jugé dans deux affaires ». Dans la première, un jugement devenu définitif a été prononcé à son encontre, le condamnant à une peine de trois ans d’emprisonnement ferme, qu’il a commencé à purger le 21 novembre 2022.
« Pendant l’exécution de cette peine, le juge d’instruction près la cour d’Appel de Rabat a ordonné, le 10 janvier 2024, son placement en détention provisoire dans le cadre d’une deuxième affaire », précise le communiqué.
Par ailleurs, un jugement pénal a été rendu dans cette deuxième affaire, confirmé en appel le 7 mai 2025, prononçant également à son encontre une peine de trois ans de prison, ajoute la même source, précisant que « ce jugement a fait l’objet d’un pourvoi en cassation de la part de l’intéressé, ce qui rend sa détention après le 21 novembre 2025 légale, puisqu’il demeure, aux yeux de la loi, détenu provisoirement dans cette affaire ».
« Au vu de ces éléments, la détention de l’intéressé ne peut en aucun cas être qualifiée d’arbitraire ; elle est prescrite par la loi tant que le jugement définitif dans la deuxième affaire n’est pas intervenu », conclut-on.