Attendue comme l’une des plus belles de la Coupe d’Afrique des nations, la 35e édition, qui se tiendra au Maroc du 21 décembre au 18 janvier, devrait notamment se distinguer par la qualité des gazons sur lesquelles évolueront les 24 nations participantes.
Depuis plusieurs mois, les pelouses des neuf stades sont bichonnées et entretenues par la Société nationale de réalisation et de gestion des équipements sportifs (Sonarges). Il s’agit du :
- Complexe sportif Prince Moulay Abdellah (Rabat) ;
- Stade olympique (Rabat) ;
- Stade Moulay El Hassan (Rabat) ;
- Stade Al Barid (Rabat) ;
- Complexe Mohamed V (Casablanca) ;
- Stade Adrar (Agadir) ;
- Grand Stade de Tanger ;
- Grand stade de Marrakech ;
- Grand stade de Fès.

Ces neufs stades répartis dans six villes, dont quatre dans la capitale du pays, jouissent de pelouses de qualité au prix d’un entretien quotidien.
L’idée n’est pas uniquement de proposer aux acteurs de la compétition un terrain de jeu acceptable, mais de leur fournir des prés comme des « billards ».
Et ce n’est pas une mince affaire, tant les paramètres qui y contribuent sont nombreux. Selon la Sonarges, la première des données à prendre en considération est la variété de gazon utilisée, qui doit être adaptée à chaque saison.
De fait, en vue d’assurer un gazon performant toute l’année, il est important de choisir des variétés complémentaires :
- Bermuda : idéale pour les périodes chaudes, résistante au piétinement, peu exigeante en eau et parfaite pour les mois d’été (de mai à octobre) ;
- Raygrass (Raygra) : variété hivernale à croissance rapide, offrant un vert intense et assurant la densité du gazon pendant les mois plus froids (de novembre à avril).
C’est cette dernière variété que fouleront Mohamed Salah, Victor Oshimen et Nayef Aguerd, entre autres stars attendues pour le tournoi continental.
Des périodes de transition à gérer avec précaution
À cet effet, la gestion des périodes de transition est importante car les pelouses d’hiver sont en germination, créant parfois des zones clairsemées.
En parallèle, celles d’été ralentissent leur croissance, affectant la densité et la régularité du carré vert.
« La gestion des périodes de transition est cruciale, car elle intervient lorsque la température est comprise entre 18 et 20 °C. À ce moment, la variété raygrass est en cours de germination tandis que la Bermuda entre en dormance, rendant la pelouse esthétiquement faible et sensible », explique Amine Bouhamidi, ingénieur agronome à la Sonarges.
Pour réussir cette transition, plusieurs techniques sont employées :
- les retardateurs de croissance pour freiner le développement de la Bermuda, la scarification pour éliminer définitivement ses tiges ;
- le carottage afin d’aérer le sol et résoudre les problèmes accumulés ;
- le sablage grossier en vue d’améliorer l’uniformité ;
- le sursemis de la variété Raygrass suivi d’un sablage léger.
Une fois la pelouse hivernale en place, il faut bien évidemment l’entretenir pour assurer un gazon attrayant visuellement mais surtout performant. Un processus continu qui se décline comme suit :
- une tonte régulière afin de maintenir une hauteur homogène ;
- la fertilisation à travers l’apport en nutriments dans l’optique de stimuler la croissance et l’enracinement ;
- une irrigation adaptée avec un arrosage selon les besoins réels du gazon pour éviter le stress hydrique ou l’excès d’eau ;
- le drainage forcé pour une évacuation rapide de l’excès d’eau grâce à des pompes sous pression ;
- la luminothérapie LED qui aide à la stimulation de la photosynthèse même en hiver ou en faible luminosité ;
- les ventilateurs d’air et de vapeur qui agissent comme un régulateur de la température et de l’humidité de la pelouse.
Une feuille de route suivie à la lettre et au millimètre près pour garantir des pelouses verdoyantes, sûres et esthétiques, prêtes à accueillir les matchs de la plus grande des compétitions africaines.
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