La réduction de la durée de validité maximale des permis de travail permettra d’effectuer plus fréquemment des vérifications des antécédents des étrangers souhaitant travailler aux États-Unis, indiquent les services de citoyenneté et d’immigration (USCIS). Cette démarche doit garantir que ces travailleurs « ne menacent pas la sûreté publique et ne promeuvent pas d’idéologies anti-américaines nocives », souligne Joseph Edlow, directeur de l’agence relevant du ministère de la Sécurité intérieure.
En conséquence, la durée maximale des permis de travail est réduite de cinq ans à 18 mois pour plusieurs catégories d’immigrés, notamment:
- étrangers admis comme réfugiés ;
- étrangers ayant obtenu l’asile ;
- étrangers bénéficiant d’un sursis à l’expulsion ou au renvoi ;
- étrangers dont les demandes d’asile ou de suspension d’expulsion sont en cours ;
- étrangers ayant une demande en cours d’ajustement de statut en vertu de l’article 245 de l’INA ;
- étrangers ayant une demande en cours de suspension d’expulsion, d’annulation d’éloignement ou d’aide en vertu de la loi sur l’ajustement nicaraguayen et l’aide aux Centraméricains.
Cette modification concerne les étrangers dont les demandes d’autorisation de travail sont en cours ou ont été déposées à compter du 5 décembre 2025 et sont fondées sur l’une des catégories susmentionnées.
Depuis l’attaque à Washington le 26 novembre, imputée à un ressortissant afghan, qui a coûté la vie à une militaire de la Garde nationale et grièvement blessé un autre militaire, l’administration Trump a gelé toute décision sur l’octroi de l’asile aux États-Unis. Elle a également ordonné le réexamen de toutes les « cartes vertes » délivrées aux ressortissants des 19 pays ciblés depuis juin.