L’Agence nationale des eaux et forêts poursuit la mise en œuvre de la stratégie « Forêts du Maroc 2020-2030 », lancée par le Roi Mohammed VI en février 2020. Lors de la réunion de la Commission technique des aires protégées (CTAP), qui a rassemblé départements ministériels, experts et partenaires institutionnels, plusieurs avancées chiffrées ont été présentées.
Extension du réseau de conservation
L’année 2025 a été marquée par une augmentation significative des espaces protégés :
– Huit nouvelles aires protégées ont été créées, portant le nombre total d’aires protégées de 10 à 18.
– La superficie globale est passée de 772.000 hectares à 1.278.617 hectares.
– Le réseau des Sites d’intérêt biologique et écologique (SIBE) a été étendu dans le cadre de la mise à jour du plan directeur (PDAP), passant de 154 à 197 sites, pour une superficie totale dépassant désormais les 7,6 millions d’hectares.
Cette extension vise à couvrir l’ensemble des écosystèmes du pays (sahariens, forestiers, littoraux, steppiques et humides) et à répondre aux objectifs du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, qui fixe un seuil de 30% de terres et mers protégées à l’horizon 2030.
Nouveaux projets et planification
L’ANEF a officiellement présenté le projet de création du parc national de Dakhla-Oued Ed-Dahab. Cette initiative a pour but la conservation des écosystèmes sahariens tout en favorisant l’écotourisme et le développement socio-économique local.
La commission a également examiné les plans d’aménagement et de gestion (PAG) pour six parcs nationaux existants : Ifrane, Toubkal, Tazekka, Khénifra, Haut Atlas oriental et Talassemtane. Ces plans, élaborés selon une approche participative, fixent pour les dix prochaines années les orientations en matière de conservation, de valorisation écotouristique et de prévention des risques.
Partenariats internationaux
Abderrahim Houmy, directeur général de l’ANEF, a souligné l’importance de la coopération internationale. Plusieurs projets bénéficient du soutien financier et technique de partenaires tels que le Fonds pour l’environnement mondial (FEM/GEF), l’Union européenne et l’Agence française de développement (AFD).
L’Agence a réaffirmé sa volonté de constituer un réseau cohérent et résilient, capable de préserver le patrimoine naturel tout en générant des opportunités économiques pour les populations locales.