Le Maroc a assuré l’essentiel grâce à une meilleure projection dans la surface de réparation face aux Comores (2-0), lors du match d’ouverture de la Coupe d’Afrique des nations 2025, dimanche 21 décembre à Rabat.
En revanche, les Lions de l’Atlas ont montré plusieurs signes de faiblesse, notamment en termes de compacité de bloc à la perte.
En outre, Sofyan Amrabat n’a pas été aussi étincelant que d’habitude au milieu de terrain, en particulier sur ses relances, qui ont mis en danger son équipe.
Si l’équipe nationale a dominé ce match de la tête et des épaules, cette mainmise sur la rencontre a longtemps été stérile.
On pourrait mettre cela sur le compte des approximations techniques dans le demi-terrain offensif.

Les Lions de l’Atlas ont parfois manqué de patience et ont tenté des choses difficiles au lieu de jouer simple.
Mais c’est surtout l’absence de présence ou de mouvements dans la surface de réparation qui a été préjudiciable aux hommes de Walid Regragui.

Dans un premier temps, c’est Neil El Aynaoui qui a comblé ce déficit en plongeant dans la zone de vérité à plusieurs reprises.

Ensuite, c’est Brahim Díaz qui a fait preuve d’une grande intelligence situationnelle par ses mouvements aux abords de la surface.

En initiant l’action du premier but à partir de son côté droit, le Madrilène n’y est pas resté cantonné. Il a plutôt suivi l’action en se plaçant judicieusement à l’entrée de la surface, avant d’être trouvé par Noussair Mazraoui.
Tout au long de cette action, Brahim Díaz n’a à aucun moment été cadré par l’adversaire. Ensuite, et au-delà de son geste acrobatique, Ayoub El Kaabi a lui aussi été à l’origine et à la conclusion du deuxième but.
Après avoir remisé le ballon, l’avant-centre, entré à la place de Soufiane Rahimi, qui avait manqué un penalty en première mi-temps, a immédiatement attaqué l’espace libre dans la surface, ce qui lui a permis d’avoir un temps d’avance sur son adversaire direct.

Sofyan Amrabat loin de son niveau habituel
Mais le Maroc aurait également pu perdre ce match, ou au moins ne pas le gagner.
À la fois à cause du manque de compacité du bloc équipe dû à la perte du ballon, et aussi en raison des relances dangereuses de Soufiane Amrabat.
Avant qu’il ne sorte sur blessure, Romain Saïss obligeait sa ligne défensive à ne pas trop s’avancer dans le demi-terrain offensif par crainte des contres, car tout le monde a bien vu qu’il n’avait plus la vitesse pour les gérer.

Dès lors, la distance entre lui et le joueur marocain le plus proche des cages adverses était trop importante pour éviter certains contres.
Mais l’entrée de Jawad El Yamiq a permis aux Marocains d’être plus haut sur le terrain et donc de récupérer davantage de ballons.

Enfin, après la pluie, c’est le ciel qui aurait pu tomber sur la tête des 69.000 spectateurs marocains si l’équipe nationale avait affronté un adversaire d’un plus gros calibre.

Et pour cause, Sofyan Amrabat a fait passer plusieurs sueurs froides dans le dos de ses défenseurs en raison de relances complètement manquées.
D’ailleurs, le milieu défensif du Bétis Séville a perdu plus de ballons qu’il n’en a récupéré.
La faute à des choix de passes discutables et à une orientation du corps pas optimale, qui l’empêche de scanner le terrain et de prévenir le pressing adverse.
Il ne nous reste plus qu’à espérer que Sofyan Amrabat et ses coéquipiers gomment leurs imperfections, à commencer par le match contre le Mali, vendredi 26 décembre, à Rabat.