À la Chambre des représentants, un élu du PAM a déploré, ce lundi 22 décembre, les pannes récurrentes d’équipements médicaux dans de nombreux hôpitaux et établissements de soins au niveau national.

Il a notamment évoqué l’exemple du centre hospitalier provincial de Salé, où, selon lui, « l’IRM serait hors service depuis près de deux ans« .

Il a également souligné « l’absence d’échographie au niveau d‘établissement de santé Al Wahda (Kénitra), desservant une population d’environ 80.000 habitants ».

« Aucun appareil d’échographie n’y est disponible », a-t-il déploré, « ce qui complique notamment le suivi des femmes enceintes durant les premiers mois de grossesse ».

L’élu appelle ainsi à la mise en place d’une maintenance préventive afin d’éviter ce type de dysfonctionnements.

Lancement d’un programme national généralisant la maintenance des équipements de santé

En réponse à ces propos, le ministre de la Santé, Amine Tahraoui, a annoncé « le lancement, au cours des dernières semaines, d’un chantier national structuré, visant la généralisation de la maintenance des équipements médicaux ».

« Celui-ci a pour objectif de traiter les problématiques accumulées et de garantir la disponibilité des équipements médicaux », a expliqué le ministre.

Ce chantier repose ainsi sur :

un inventaire exhaustif de l’ensemble des équipements médicaux et biomédicaux au sein des établissements publics de santé ;

– l’inventaire et le suivi de tous les contrats de maintenance, en veillant à l’intégration de la maintenance préventive et corrective dans les contrats de fourniture ;

– l’unification de l’approche de gestion de la maintenance à l’échelle nationale ;

– la mise en œuvre de mécanismes d’alerte précoce pour le suivi de l’état des équipements et dispositifs.

Généralisation du système de gestion informatisée de la maintenance, avec un projet pilote à Kénitra

Par ailleurs, « le ministère a entamé la généralisation du système de gestion informatisée de la maintenance (GMAO), qui permet de suivre l’état des équipements, de programmer la maintenance préventive, de réduire les périodes d’arrêt et d’améliorer la gouvernance et la transparence » a ajouté le ministre.

« Ce système a été déployé à titre pilote au centre hospitalier provincial de Kénitra, avant sa généralisation progressive aux autres hôpitaux, accompagnée d’un programme d’appui technique et de formation qui débutera à partir de la semaine prochaine ».

Amine Tahraoui a par ailleurs rappelé que « la maintenance des équipements et dispositifs médicaux constitue un élément essentiel pour garantir la continuité et la qualité des services de santé ainsi que la sécurité des patients ».

« Le ministère a ainsi œuvré à la mise en place d’un cadre institutionnel et organisationnel favorable à la maintenance, à travers la création de services dédiés au niveau des directions régionales, le renforcement des ressources humaines techniques par le recrutement et la formation continue, l’allocation de ressources financières, ainsi qu’un accompagnement de terrain des établissements de santé », a-t-il conclu.