Mali 1-1 Zambie. Casablanca, leçon d’impatience et retournement

Au stade Mohammed V, le match avait l’allure d’un récit à deux voix : le Mali domine et se montre maître du tempo, jusqu’à la 61ᵉ minute lorsque Lassine Sinayoko trouve la faille.

On entend presque les passes qui claquent, la défense zambienne qui plie mais tient… puis le silence qui bascule entre colère et espoir.

Dans le temps additionnel, Patson Daka surgit et, d’une tête plongeante, arrache l’égalisation. La foule se fige, avant de laisser éclater son soulagement.

Un partage des points amer pour les Maliens, jubilatoire pour la Zambie.

Afrique du Sud 2-1 Angola. Marrakech, intensité et coup de patte décisif.

Au Grand Stade de Marrakech, les Bafana Bafana impriment un début vif, Oswin Appollis ouvrant le score d’une finition en pivot qui fait vibrer la pelouse.

L’Angola répond par du caractère et des coups de pied arrêtés bien sentis, avant que Lyle Foster, d’un geste enveloppé depuis l’extérieur de la surface, ne loge le ballon dans la lucarne en fin de seconde période.

Ce but agit comme un crochet qui rompt le fil : le stade propulse l’équipe vers l’avant, la nuit se réchauffe et les visages se ferment, résolus.

Égypte 2-1 Zimbabwe. Agadir, le cinéma d’une fin inespérée.

Le récit le plus dramatique. L’Égypte contrôle le jeu, mais c’est Prince Dube qui surprend tout le monde en marquant à l’issue d’une action rapide.

Les minutes s’étirent, la tension colle aux lèvres des joueurs et des supporters. Omar Marmoush relance la rencontre en seconde période, puis tout bascule à la toute fin : Mohamed Salah, silhouette familière, transforme l’instant en image d’anthologie en inscrivant le but de la victoire dans le temps additionnel.

Le cri qui suit semble durer une éternité, mélange de délivrance et d’espérance pour une équipe qui veut écrire une nouvelle page.