À l’instar de plusieurs régions du Royaume, Casablanca-Settat a bénéficié de précipitations significatives qui ont redonné un nouvel élan à la campagne agricole.

Avec une moyenne régionale atteignant 186,8 mm à la date du 25 décembre, ces pluies, bien que marquées par des disparités territoriales, traduisent une amélioration notable de la situation pluviométrique.

Elles laissent par la même occasion entrevoir des perspectives encourageantes pour l’ensemble des filières agricoles. Ces précipitations ont concerné l’ensemble des provinces de la région, avec des niveaux variables selon les territoires. 

« La province de Benslimane s’est particulièrement distinguée en enregistrant le cumul le plus élevé, atteignant 306 mm », précise un communiqué de la direction régionale de l’agriculture Casablanca-Settat.  

Globalement, les volumes enregistrés représentent une hausse significative de 196 % par rapport à la même période de la campagne agricole précédente, qui n’avait totalisé que 63 mm, et une augmentation de 18 % comparativement à une campagne agricole normale (158 mm).

Hassain Rahaoui, directeur régional de l’Agriculture à Casablanca-Settat, a souligné que ces pluies constituent un démarrage encourageant de la campagne agricole actuelle.

« Elles renforcent l’optimisme des agriculteurs quant à la résilience des terres face aux effets de la sécheresse et confirment le rôle stratégique du secteur agricole comme levier du développement économique et social », assure-t-il.

Ces apports hydriques ont également favorisé l’amélioration des réserves en eau des barrages et des nappes phréatiques, avec des retombées directes sur les activités agricoles et pastorales.

Sur le plan des réalisations agricoles, les superficies labourées ont atteint, à la date du 25 décembre, environ 948.729 hectares, soit 94 % du programme arrêté :  

– Les céréales d’automne occupent 676.268 hectares, répartis entre le blé tendre, le blé dur et l’orge, représentant près de 77 % des objectifs fixés ; 

– Les cultures fourragères, quant à elles, ont dépassé 74.575 hectares, soit 81 % du programme ; 

– La mise en place des légumineuses alimentaires se poursuit sur une superficie de 45.000 hectares.

9.000 ha de betterave sucrière et 17.440 ha de cultures maraîchères d’automne

Par ailleurs, le programme de la betterave sucrière a été entièrement réalisé sur plus de 9.000 hectares, principalement dans les provinces d’El Jadida et de Sidi Bennour, qui affichent également une forte dynamique en matière de cultures maraîchères, notamment la pomme de terre. 

À l’échelle régionale, les superficies consacrées aux cultures maraîchères d’automne ont atteint 17.440 hectares, dépassant ainsi les prévisions initiales, tandis que la mise en œuvre du programme de maraîchage d’hiver, portant sur plus de 16.300 hectares, est en cours.

Les retombées positives de ces précipitations s’étendent à l’ensemble des filières agricoles et pastorales.

« Elles ont permis d’améliorer l’humidité des sols, de créer des conditions favorables aux semis et à la germination, et d’encourager l’élargissement des superficies consacrées aux cultures bour de saison, notamment les céréales, les légumineuses et les cultures fourragères destinées à l’alimentation du cheptel », précise Hassain Rahaoui. 

Ces pluies ont également favorisé la régénération des parcours naturels et contribué à réduire la pression sur les aliments du bétail, allégeant ainsi les charges financières des éleveurs. 

Concernant les cultures irriguées, les récentes pluies devraient améliorer la croissance des cultures maraîchères d’automne et d’hiver, grâce à l’augmentation de la biomasse végétale et à la réduction temporaire des besoins en irrigation. 

Elles permettront également de limiter la pression sur les ressources en eau souterraines, de renforcer l’approvisionnement des marchés locaux et de contribuer à une relative stabilité des prix. 

Les arbres fruitiers bénéficieront eux aussi de ces apports hydriques, avec des perspectives d’amélioration de la productivité par rapport aux saisons précédentes marquées par un déficit pluviométrique prolongé.