Le Maroc affronte le Mali, vendredi 26 décembre au complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat, dans le cadre de la deuxième journée du groupe A de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Une rencontre à laquelle devrait participer Nayef Aguerd, annonce Walid Regragui.

« Excepté Romain Saïss, qui a ressenti une petite élongation, Hamza Igamane (adducteur) et Achraf, qui continue son processus de retour et progresse bien, l’ensemble du groupe est disponible pour le match du Mali », a précisé Regragui lors de la conférence.

Nayef Aguerd est également apte, « contrairement aux rumeurs qui ont pu circuler ces derniers jours », a souligné le sélectionneur national.

Abdelhamid Ait Boudlal, présent à ses côtés devant le parterre de journalistes, se tient prêt à entrer en charnière centrale.

D’autant que le technicien marocain le tient en haute estime. « Abdelhamid Ait Boudlal, je le connais depuis l’époque où j’entraînais le FUS de Rabat », a-t-il rappelé.

Et d’ajouter : « Même s’il y a des hauts et des bas dans sa progression, il a un talent énorme et nous sommes certains d’avoir une pépite entre les mains ».

« Je l’avais sélectionné il y a plus d’un an », reprend-il, « lorsqu’il était avec la réserve du Stade Rennais. J’avais été beaucoup critiqué à l’époque, alors qu’aujourd’hui on nous demande de le titulariser. Mais il ne faut pas le griller. Il faut le faire entrer au bon moment ».

L’intéressé s’est dit « heureux et fier de pouvoir disputer une deuxième Coupe d’Afrique des nations après celle disputée avec les U17″.

Nous sommes satisfaits de notre première prestation

Peu convaincante vue de l’extérieur, la prestation de l’EN devant les Comores a semblé combler le sélectionneur.

« Même si d’autres équipes ont gagné avec un peu plus de panache, nous sommes satisfaits de notre première prestation. J’estime que nous avons maîtrisé le match de bout en bout », a-t-il assuré.

Cela dit, la possession stérile dont a fait preuve le Maroc en première mi-temps face aux Comores n’a échappé à personne.

Sur cet aspect, le sélectionneur a expliqué que « l’entame compliquée est aussi due à un manque de mouvement et de présence dans la surface de réparation, mais nous avons des solutions pour y remédier, comme lors du second acte ».

« Après, si l’on veut être parfait, il faudrait tuer le match en première mi-temps, mais c’est difficile. Nos joueurs évoluent à un très bon niveau et, dans le football moderne, il faut rester concentré jusqu’à la dernière minute. Mais nous savons qu’avec cette position, nous usons les adversaires, qui finissent par plier en fin de match ».

D’ailleurs, vendredi contre le Mali, « nous risquons de faire face à un autre type de rencontre », avance M. Regragui. « Nous serons face à une équipe ayant beaucoup de personnalité, d’allant offensif et de maîtrise technique », poursuit-il.

Le Mali aurait pu remporter son match d’ouverture par trois ou quatre buts à zéro, « mais il a concédé l’égalisation en fin de match. Cela n’enlève rien à la qualité de cette équipe, et leur motivation sera décuplée contre nous, comme à leur habitude ».

Une chose est sûre, « on aura sans doute plus d’espace », souligne-t-il.

Justement, qui de Soufiane Rahimi, Ayoub El Kaabi ou Youssef En-Neysiri sera le mieux placé pour exploiter ces espaces ?

À cette question, le sélectionneur a préféré brouiller les cartes en indiquant qu’il n’avait pas encore arrêté son choix et pourrait même titulariser Youssef En-Neysiri.

« Pour moi, l’attaquant n’est pas là uniquement pour marquer, mais aussi pour travailler pour l’équipe ».

Enfin, s’agissant de Azzedine Ounahi, qui n’a pas livré une prestation mémorable face aux Comores, le sélectionneur a tenu tout de même à le valoriser. « Quand Azzedine est à son très bon niveau, on devient une très grande équipe ».

« Ceci n’a pas été le cas lors du match contre les Comores, notamment en première mi-temps, où nous attendions un peu plus de lui. Il en est conscient et reste confiant dans sa capacité à progresser au fil de la compétition », conclut-il.