Avec le retour d’Achraf Hakimi, le sélectionneur national Walid Regragui s’est montré davantage confiant quant aux chances de succès du Maroc lors de la Coupe d’Afrique des nations 2025, ce dimanche 28 décembre à Rabat, à l’occasion de la traditionnelle conférence de presse d’avant-match.

Au moment d’annoncer la participation du latéral droit, en début ou en cours de rencontre face à la Zambie, lundi 29 décembre à Rabat (20h), le sélectionneur national n’a pas manqué de souligner qu’il y avait une équipe sans et une équipe avec Hakimi.

« Est-ce qu’un entraîneur peut se passer de l’apport de son Ballon d’Or ? Je pense que les gens ne se rendent pas compte de l’importance d’Achraf Hakimi », a avancé Walid Regragui.

« On a fait deux matchs sans notre meilleur joueur », poursuit-il. « Notre leader, notre capitaine et mon relais principal avec le groupe. Mais on ne s’est pas cachés et nous avons fait de bonnes performances. Il y a des joueurs qui prennent très bien le relais ».

Une chose est sûre, « on sera une meilleure équipe avec Achraf Hakimi ». 

D’autant « qu’il incarne l’état d’esprit que nous souhaitons mettre en place dans l’équipe nationale, où le collectif prime sur les individualités », a apprécié le technicien marocain, en référence à la manière dont Hakimi a placé l’équipe nationale au-dessus de son cas personnel.

« Je me sens bien. Avec le coach et le staff médical, nous avons un programme. Et le coach me gère très bien. Je suis prêt à jouer, mais le plus important ce n’est pas moi, c’est l’équipe. Même si je ne joue pas, l’important est de remporter la CAN », a assuré le latéral du PSG.

Un club que le sélectionneur national n’a pas manqué de remercier, et en particulier son président Nasser Al-Khelaïfi, « car la direction parisienne a bien voulu libérer Hakimi quinze jours avant le début de la compétition afin qu’il poursuive son programme au Maroc ».

Une entame de tournoi marquée par des prestations en dents de scie, dont la dernière face au Mali. Pourtant, le capitaine de l’équipe nationale en a une lecture bien différente, à contre-pied du ressenti ambiant.

« Il n’y a pas de rencontre facile dans la CAN. Contre le Mali, on a fait un gros match contre une bonne équipe qui possède des joueurs évoluant au plus haut niveau. Mais je sais que les supporters et les journalistes sont très exigeants. Ils veulent que le Maroc gagne tous ses matchs », a-t-il nuancé.

« Je n’ai pas apprécié les sifflets lors du dernier match »

Tout en précisant que « nous devons être unis ». À ce titre, le Ballon d’Or africain 2025 a exprimé une forme de mécontentement par rapport à la bronca descendue des travées du stade Prince Moulay Abdellah de Rabat.

« Je n’ai pas apprécié les sifflets lors du dernier match. En tout cas, on prend de la confiance à chaque rencontre, avec un staff technique qui fait un grand travail. Nous allons nous améliorer au fil de la compétition. Nous avons besoin du soutien de tout le monde », a-t-il martelé.

Un staff dirigé par un entraîneur qui conserve la confiance de son groupe, un peu moins celle des supporters. Cela dit, il se considère toujours comme l’homme de la situation.

« Je pense toujours que je suis capable de gagner la CAN. Et c’est à la fin du bal que l’on paie les musiciens. En tout cas, nous sommes vraiment soudés, nous savons ce qui nous attend et nous sommes prêts à souffrir pour atteindre nos objectifs », a-t-il souligné.

Une quête durant laquelle Regragui aura besoin de l’ensemble de son groupe.

À commencer par Brahim Diaz, qui prendra sans doute place sur le banc contre la Zambie, « un match que nous devons gagner pour finir premiers de notre groupe et poursuivre l’aventure à Rabat », a indiqué le sélectionneur.

« Diaz un joueur clé pour nous, capable de faire la différence à n’importe quel moment »

« Je suis satisfait des performances de Brahim Diaz, car il a été critiqué lors des matchs d’avant CAN. Il a compris ce qu’on attendait de lui. C’est un joueur clé pour nous, capable de faire la différence à n’importe quel moment dans les 30 derniers mètres », a-t-il décrypté.

« Ce qui est encore plus intéressant que ses buts, c’est son état d’esprit. Comme vous l’avez vu, il défend beaucoup plus », ajoute-t-il.

Ismaïl Saibari est l’autre joueur sur lequel le sélectionneur n’a pas tari d’éloges, malgré l’incompréhension née de son positionnement sur le côté gauche de l’attaque.

« C’est un joueur important pour moi. Très intelligent. Les gens ne voient peut-être pas tout ce qu’il nous apporte sur le terrain ».

Une pelouse qu’Achraf Hakimi va enfin fouler après plus de deux mois d’absence en raison d’une grave torsion de la cheville.

Le sixième du dernier Ballon d’Or France Football n’aura toutefois pas la chance d’évoluer sous les yeux de son ami Kylian Mbappé, présent dans les gradins lors du Maroc-Mali, vendredi dernier.

« C’est un plaisir de recevoir mon ami Kylian Mbappé au Maroc. Un pays qu’il apprécie et où il se rend souvent avec sa famille, notamment pour profiter de la nourriture marocaine. Il a aimé notre équipe et m’a assuré que nous faisions partie des favoris de la CAN », conclut Achraf Hakimi.