Le Maroc a surclassé la Zambie (3-0) pour le compte de l’ultime journée de la phase de groupes de la Coupe d’Afrique des nations 2025, ce lundi 29 décembre, sur la pelouse du Complexe sportif Prince Moulay Abdellah, à Rabat.
Une victoire nette, aboutie, qui doit autant aux choix du sélectionneur Walid Regragui qu’à l’état d’esprit affiché par les hommes lancés sur le pré. Elle offre aux Lions de l’Atlas la première place du groupe A.
Ils disputeront donc leur huitième de finale face à l’un des quatre meilleurs troisièmes, le dimanche 4 janvier, dans ce même stade. L’équipe nationale sera accompagnée au second tour par le Mali, auteur d’un nul face aux Comores.

Il est vrai que les Chipolopolos, titrés en 2012 avec Hervé Renard, ont affiché ce soir une faiblesse confondante.
Mais la métamorphose et le nouvel élan du Maroc doivent aussi beaucoup à Brahim Diaz, auteur du deuxième but après l’ouverture du score signée Ayoub El Kaabi, auteur d’un doublé, dont un nouveau retourné acrobatique.
Walid Regragui a remanié son Onze
Hormis le poste de gardien confié à Yassine Bounou, le sélectionneur national a remanié son équipe dans tous les compartiments du jeu.
En défense centrale, Adam Massina est apparu aux côtés de Nayef Aguerd, tandis qu’Anass Salah-Eddine est resté sur le banc, au profit de Mohamed Chibi.
Le latéral de Pyramids FC a évolué à droite, laissant le couloir gauche à Noussair Mazraoui, sans doute dans l’optique de préparer le retour d’Achraf Hakimi.
De son côté, Sofyan Amrabat a également débuté sur le banc, suppléé par Neil El Aynaoui en sentinelle devant la défense, épaulé au milieu par Ismaïl Saibari et Azzedine Ounahi.
Sur le front de l’attaque, le technicien marocain a maintenu sa confiance à Ayoub El Kaabi, soutenu par Brahim Diaz et Abdessamad Ezzalzouli, titularisé pour la première fois dans cette CAN.
التشكيلة الرسمية لـ منتخبنا الوطني ضد زامبيا 🇿🇲
🚨 Tonight’s 𝙎𝙩𝙖𝙧𝙩𝙞𝙣𝙜 𝙓𝙄 against Zambia#DimaMaghrib 🇲🇦 pic.twitter.com/NhIrJIFtOL
— Équipe du Maroc (@EnMaroc) December 29, 2025
Comme depuis le début du tournoi, l’entame des Marocains a été énergique. Ayoub El Kaabi fut le premier à se mettre en évidence sur un service en profondeur de Brahim Diaz, mais sa frappe manquait de précision (1’).
Le natif de Casablanca était ensuite tout proche d’ouvrir le score, trop court toutefois pour reprendre un centre d’Ismaïl Saibari (3’).
Très actif sur son côté gauche, Abdessamad Ezzalzouli s’est lui aussi illustré sur une passe dosée de Noussair Mazraoui dans la surface.
Mais, dans un angle fermé, l’ailier du Betis Séville n’a pu faire mieux que de trouver Willard Mwanza (8’).
Le portier zambien n’a en revanche rien pu faire sur la tête piquée d’Ayoub El Kaabi, auteur de son deuxième but dans la compétition (9’).
Un avantage acquis très tôt dans la rencontre, une première pour le Maroc dans ce tournoi, et surtout le symbole d’une nouvelle énergie et d’une hargne retrouvée.
Un état d’esprit conquérant et des joueurs enfin à leurs postes respectifs
Un état d’esprit qui tranche avec les sorties précédentes. Il faut dire aussi que l’alignement de véritables joueurs de couloir sur les ailes a permis de dynamiser et de varier les attaques marocaines, avec des dédoublements incessants.
De quoi faire perdre la tête à la défense zambienne, incapable de savoir où donner… de la tête.
Abdessamad Ezzalzouli à gauche et Mohamed Chibi à droite ont incarné cette activité monstre dans la largeur. Des compléments idéaux à Brahim Diaz et Noussair Mazraoui, plus à l’aise un ballon dans les pieds et à l’intérieur du jeu.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, en un quart d’heure, l’équipe nationale avait déjà cadré la moitié des tirs enregistrés en plus de 90 minutes face au Mali.
Certes, les Zambiens se sont montrés bien moins solides défensivement que les Aigles. Mais cette statistique en dit long sur la volonté qui animait les Lions de l’Atlas.
Ils ont d’ailleurs failli doubler la mise, le centre de Diaz étant cette fois encore un peu trop long pour Ismaïl Saibari.
L’attaquant madrilène n’a en revanche laissé aucune chance au portier adverse lorsqu’il a repris une remise en retrait de Abdessamad Ezzalzouli, dont l’appel à l’intérieur du jeu, dans le dos du latéral droit, a fait mouche.
L’ailier gauche a récidivé quelques minutes plus tard, mais Diaz n’a pas trouvé le cadre (38’). En feu, ce même Diaz a ensuite fait briller Willard Mwanza après avoir mystifié, par une série de dribbles, l’arrière-garde zambienne au cœur de la surface de réparation (44’).
Achraf Hakimi retrouve les terrains après plus de deux mois d’absence
Si le Maroc a entamé sa seconde période comme il avait lancé la première, sa défense a toutefois connu quelques moments de flottement, à proscrire à ce niveau.
Patson Daka n’était pas loin d’en profiter, mais son tir écrasé a fui le cadre de Yassine Bounou (49’).
Quelques minutes plus tard, Ayoub El Kaabi est passé par toutes les émotions. Son retourné acrobatique a d’abord été signalé hors jeu avant d’être finalement validé par l’arbitre après consultation de la VAR. Un geste dont l’avant-centre a le secret et qui est en passe de devenir sa marque de fabrique (51’).
Trois réalisations, dont deux inscrites sur des gestes aussi sublimes en seulement deux titularisations. Du jamais vu à ce niveau de la compétition.
Son concurrent au poste d’avant-centre ne s’y est d’ailleurs pas trompé, venant le féliciter tant cette bicyclette semblait venue d’un autre monde.
Si l’intensité de la rencontre est ensuite retombée et que le public a commencé à somnoler quelque peu, l’entrée d’Achraf Hakimi a, elle, été saluée par une ovation digne de ce nom.
Tout sourire, le capitaine de l’équipe nationale a immédiatement coupé une attaque adverse avant de provoquer une faute à l’entrée de la surface de réparation adverse.
Et sans deux interventions décisives du gardien, le latéral du PSG aurait même pu fêter son retour par un but.
Ce sera peut-être partie remise. Car un huitième de finale brûlant attend désormais les Lions de l’Atlas, quel que soit l’adversaire, le dimanche 4 janvier à Rabat (17 h).