Le Maroc affrontera la Tanzanie, en huitième de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, dimanche 4 janvier à 17h, au Complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat.

Troisième du groupe C avec 2 points au compteur, la Tanzanie a validé son billet pour la phase à élimination directe à la faveur de son match nul face à la Tunisie (0-0), ce mardi 30 décembre.

Un résultat suffisant pour lui permettre de figurer parmi les meilleurs troisièmes.

La Tanzanie a un profil d’adversaire accrocheur, capable de fermer les espaces et de compliquer la tâche à des équipes supposées supérieures avec un bloc bas.

Sur le papier, le Maroc part logiquement favori. D’autant que les hommes de Walid Regragui montent en puissance depuis le début du tournoi, comme l’a confirmé leur prestation aboutie face à la Zambie (3-0).

La prudence reste toutefois de mise. En phase à élimination directe, la Tanzanie n’aura rien à perdre et cherchera à exploiter la moindre transition ou erreur adverse.

Devant leur public, à Rabat, les Marocains auront néanmoins l’occasion de confirmer leurs ambitions et de franchir un cap supplémentaire dans la compétition, à condition d’aborder ce huitième de finale sans prendre de haut leur adversaire.

Sur le plan tactique, ce huitième de finale pourrait confirmer les ajustements entrevus face à la Zambie.

La prestation de Neil El Aynaoui en sentinelle a apporté une fluidité nouvelle à la relance marocaine, facilitant les sorties de balle et accélérant les transitions vers l’avant.

Un paramètre essentiel face à une équipe tanzanienne qui devrait évoluer très bas et chercher à fermer l’axe.

Dans ce contexte, la capacité du Maroc à étirer le bloc adverse sera déterminante. Les performances d’Abdessamad Ezzalzouli et de Mohamed Chibi sur les couloirs ont montré l’importance de la largeur pour déséquilibrer des défenses regroupées.

Un jeu de position maîtrisé, avec des dédoublements constants, pourrait rapidement mettre à mal l’organisation tanzanienne.

Le rôle d’Azzedine Ounahi sera également central. Libéré de certaines tâches à la relance, le milieu de terrain peut désormais évoluer plus haut et se projeter davantage entre les lignes.

Sa relation avec Neil El Aynaoui, mais aussi avec Brahim Diaz, pourrait constituer l’un des leviers offensifs majeurs des Lions de l’Atlas.

Reste enfin la question de l’efficacité. Si le Maroc a montré un visage plus tranchant face à la Zambie, il devra faire preuve de patience et de lucidité face à une Tanzanie qui cherchera à faire déjouer son adversaire.

Dans un match à élimination directe, la capacité à marquer tôt pourrait conditionner l’issue de la rencontre.