Le sélectionneur national Walid Regragui s’est montré à la fois satisfait et mesuré après la large victoire des Lions de l’Atlas face à la Zambie (3-0), lors de la conférence de presse d’après-match, le lundi 29 décembre. Une performance convaincante, mais qui n’autorise, selon lui, aucun relâchement à l’approche de la phase décisive de la compétition.

Revenant sur la dynamique de l’équipe, Regragui a expliqué que le déclic est intervenu après le match face au Mali. « Après le match contre le Mali, nous avons compris que nous devions progresser plus vite que prévu », a-t-il souligné, rappelant que la compétition entre désormais dans une phase où « tout est possible », tout en insistant sur la nécessité de « garder l’humilité« .

Le sélectionneur a attribué le succès face à la Zambie à l’efficacité offensive de l’équipe, favorisée par un but inscrit rapidement. « Quand on marque tôt, le contexte du match change totalement », a-t-il expliqué, précisant que la différence avec les rencontres précédentes réside avant tout dans le réalisme. « Aujourd’hui, nous avons été plus efficaces : c’est là la différence ».

Le public, un « 12e homme » déterminant

Walid Regragui a également salué le rôle déterminant du public, évoquant une véritable communion entre les joueurs, le staff et les supporters. « Quand les supporters sont là, on joue vraiment à 12« , a-t-il affirmé, qualifiant cette mobilisation d’ »union sacrée« . Il a rappelé que, dès les huitièmes de finale, « chaque match sera une finale pour tout le Maroc« .

Des choix tactiques adaptés à chaque match

Sur le plan tactique et humain, le sélectionneur a insisté sur l’importance de la gestion de l’effectif. Avec un groupe de 28 joueurs, les choix se font en fonction du contexte et de l’adversaire. « Je n’ai pas d’équipe type« , a-t-il affirmé, mettant en avant la richesse du banc de touche et l’idée de groupe comme clé de la réussite.

Plusieurs joueurs ont ainsi été ménagés ou intégrés progressivement, à l’image d’Achraf Hakimi, Brahim Diaz ou Sofyan Amrabat, afin de les préserver physiquement sur une compétition longue.

L’importance d’un groupe homogène plutôt que des stars isolées

Concernant les performances individuelles, Regragui a rappelé que l’objectif dépasse les statistiques personnelles. « On ne gagne pas une compétition avec un ou deux joueurs, mais avec un groupe », a-t-il insisté, soulignant que certains joueurs commencent la compétition tandis que d’autres la terminent, l’essentiel étant d’être prêts dans les moments décisifs.

Malgré le score net face à la Zambie, le sélectionneur a tenu à relativiser. « Ce match n’est pas notre match référence« , a-t-il prévenu, rappelant que les Lions de l’Atlas avaient déjà dominé leurs précédentes rencontres en termes de possession et d’occasions, notamment face au Mali et aux Comores. La marge de progression reste, selon lui, liée à la finition. « Pour être champion d’Afrique, c’est l’équipe la plus efficace qui gagne. »

En conclusion, Walid Regragui a assuré que « la compétition commence réellement maintenant« , appelant son groupe à canaliser son énergie, à mieux gérer les temps forts et faibles, et à faire preuve de lucidité face aux grandes équipes à venir.