Il n’a ni marqué ni offert de passe décisive, mais l’influence de Neil El Aynaoui a été déterminante dans la victoire du Maroc face à la Zambie (3-0), le lundi 29 décembre, lors de la dernière journée de la phase de groupes de la Coupe d’afrique des nations 2025.
Il est peu probable que le sélectionneur national se passe de Sofyan Amrabat à ce poste de sentinelle. Et il y a de fortes chances que la paire Amrabat-El Aynaoui soit alignée lors du huitième de finale, le dimanche 4 janvier à Rabat.

Pourtant, la position occupée par le milieu de terrain de l’AS Roma a profondément modifié l’animation offensive marocaine. Jeu court ou long, sous pression ou non, Neil El Aynaoui a parfaitement rempli son rôle, en soulageant notamment la défense centrale à la relance.
Son activité a également libéré Azzedine Ounahi, désormais plus libre de rester haut sur le terrain et de se montrer plus efficace dans la zone offensive.
1 – Azzedine Ounahi tonight:
2 assists
Most line-breaking passes (12)
Most completed passes in final third (22)
Most touches (94)
Most fouls won (5)Orchestrator. pic.twitter.com/qMeTKEJLPc
— OptaJoe (@OptaJoe) December 29, 2025
Sofyan Amrabat souffre de la comparaison avec El Aynaoui
L’influence de Neil El Aynaoui a été telle que Sofyan Amrabat en a pâti par comparaison. Pour illustration, face au Mali, Amrabat avait réalisé :
– 5 passes dans les 30 mètres adverses dont 4 réussies (80%) ;
– 9 passes vers l’avant dont 7 réussies (78%).
Pour sa part, Neil El Aynaoui a affiché :
– 8 passes dans les 30 mètres adverses dont 6 réussies (75%) ;
– 16 passes vers l’avant dont 14 réussies (88%).

La qualité de sa relance a redonné de la fluidité au milieu de terrain marocain. Sa capacité à jouer proprement sous pression a allégé le travail des défenseurs centraux et rendu les transitions plus rapides et directes.

Neil El Aynaoui a souvent été à l’origine des situations dangereuses, notamment par ses passes vers Azzedine Ounahi, principal bénéficiaire de ses transmissions.

En plus d’un jeu long, proche de la perfection, il a su jouer simple lorsque nécessaire, comme ce décalage vers Abdessamad Ezzalzouli, dont la tentative a été repoussée par le gardien zambien.

Tout n’a toutefois pas été parfait. Sans le ballon, il a été moins performant à la récupération (6 ballons gagnés) qu’Amrabat (9 contre le Mali), notamment en raison d’un manque d’agressivité sur le porteur du ballon (40% de duels défensifs gagnés).
Son positionnement parfois trop haut a aussi laissé des espaces exploitables pour l’adversaire. Quelques imprécisions dans le jeu long ont montré une marge de progression à ce poste de sentinelle.

Malgré ces quelques lacunes, l’impact de Neil El Aynaoui sur le collectif est indéniable. Le Maroc a bénéficié d’une circulation plus fluide et d’une transition défense-attaque plus efficace.
Ce rôle démontre à quel point un joueur peut transformer la dynamique d’une équipe sans forcément apparaître dans les statistiques classiques.