Selon Nadia Fettah, l’investissement public global devrait atteindre 330 MMDH en 2026. Ce montant marque une progression de 150 MMDH par rapport au début du mandat de l’actuelle coalition.
Répartition de l’enveloppe budgétaire
La structure de ce financement repose, selon la ministre, sur quatre piliers principaux :
– Établissements et Entreprises Publics (EEP) : 180 MMDH ;
– Budget général de l’État : 133 MMDH ;
– Collectivités territoriales : 22,5 MMDH ;
– Mohammed VI pour l’Investissement : rôle de catalyseur pour les projets structurants.
» Conformément aux Hautes Orientations Royales, la priorité est donnée à la santé et à l’éducation », a rappelé la ministre, précisant que ces investissements visent également à renforcer les infrastructures de base (eau, routes, aménagements urbains) pour accroître la résilience du pays.
Nadia Fettah a insisté sur la complémentarité entre l’État et les opérateurs privés. Pour illustrer cette dynamique, elle a cité le complexe portuaire Tanger Med : « Avec un investissement public initial de 42 MMDH, le projet a attiré 84 MMDH d’investissements privés à fin 2024, générant plus de 130.000 emplois« .
Le gouvernement prévoit de reproduire ce modèle, notamment avec le port de Nador West Med. L’objectif est que l’État fournisse les infrastructures et la logistique nécessaires pour favoriser le déploiement des investisseurs privés.
« L’investissement public est désormais orienté prioritairement vers les régions les moins dotées », a en outre affirmé Nadia Fettah. À ce titre, la nouvelle Charte de l’Investissement introduit des primes spécifiques pour les projets implantés dans ces zones.
Enfin, la ministre a souligné l’amélioration du climat des affaires, citant le rapport Business Ready de la Banque Mondiale. Ce dernier classe le Maroc au 2ème rang en Afrique et dans le monde arabe en termes de qualité de l’environnement des affaires.
Pour l’exécutif, l’objectif final est de « stabiliser cette dynamique pour faire de l’investissement un moteur de croissance pérenne et renforcer l’intégration du Maroc dans l’économie mondiale d’ici 2026 ».