À un peu plus de 24 heures du huitième de finale qui verra le Maroc affronter la Tanzanie, dimanche 4 janvier (17h), au Complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat, le sélectionneur national a tenu un discours ambivalent en conférence de presse d’avant-match, oscillant entre confiance et prudence.
« On croisera une équipe de la Tanzanie que l’on connaît très bien, puisqu’on les a joués à plusieurs reprises ces dernières années. On sait que ça va être un match difficile, à l’image d’un match de Coupe où tout peut arriver », a d’emblée précisé le sélectionneur national en conférence d’avant-match, ce samedi 3 janvier à Rabat.
Pour éviter le piège de l’excès de confiance, « il faut rester humble », prévient Walid Regragui. « Il sera très important de ne pas sous-estimer l’adversaire et de ne pas répéter les erreurs du passé », a averti Romain Saïss, présent aux côtés de son sélectionneur.
Raison pour laquelle il est nécessaire de prendre les matches l’un après l’autre. « Nous sommes pour le moment uniquement focalisés sur ce match et pas plus loin. On est prêts à se sacrifier pour passer ce tour », ajoute le défenseur central, qui se sent mieux, mais pas assez pour refouler une pelouse.
En tout cas, certainement pas celle du Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, qui accueillera le huitième de finale. Ce sera face à un adversaire qui « possède de très bons attaquants en contre-attaque, comme Ally Samatta et Simon Msuva, et qui est également performant sur coups de pied arrêtés », note Walid Regragui.
« Nous ne sommes pas dépendants de Brahim Diaz »
Contrairement au match face à la Zambie, le Maroc est une équipe dont l’expression offensive n’a pas toujours convaincu ses supporters.
« On nous a fait passer pour une équipe attentiste depuis trois ans, alors que nous sommes dans la possession et le pressing. Mais on ne peut pas presser tout le match, car ce n’est pas viable physiquement », se justifie le sélectionneur national.
« Mais avec notre banc », reprend-il, « dès qu’on sent qu’il y a un essoufflement, on procède à des changements pour maintenir la pression. D’ailleurs, on a beaucoup marqué en deuxième mi-temps ces derniers temps ».
Une efficacité dont Brahim Diaz n’est pas étranger. « Il est au niveau que nous souhaitions. J’ai toujours dit qu’il lui fallait du temps pour s’adapter à notre style et au football africain. Aujourd’hui, il est beaucoup plus proche de la surface, mobile et joue simple », décrypte M. Regragui.
« Maintenant, nous ne sommes pas dépendants de lui », nuance-t-il. Ayoub El Kaabi a également trois buts.
« C’est un joueur que j’ai toujours apprécié et que j’ai failli recruter lorsque j’étais entraîneur du FUS de Rabat, alors que lui évoluait au Racing Club de Casablanca. Je pense que c’est le meilleur exemple de réussite et de résilience pour les joueurs marocains », souligne le technicien marocain.
« Achraf Hakimi et Hamza Igamane montent en puissance »
Concernant Achraf Hakimi, si l’objectif est de le faire monter en puissance, il est quasiment rempli.
« Il est rentré une demi-heure contre la Zambie sans prendre trop de risques. Il est prêt physiquement et ne ressent plus rien de sa blessure. Mais nous n’avons pas encore pris de décision pour le match de demain », a indiqué le sélectionneur.
S’agissant de Hamza Igamane, « c’est un peu comme Achraf. On connaissait son indisponibilité. Nous avons beaucoup échangé avec le staff médical de son club. Maintenant, il revient bien, mais pas assez pour rentrer sur le terrain ».
Enfin, dans ces matches où les séances de penalties peuvent être déterminantes, Walid Regragui a mis en avant l’importance de la gestion des émotions, qui sera primordiale.
“Mais comme je l’ai dit aux joueurs, il faut remporter le match avant d’en arriver là. Et si on va jusqu’aux penalties, nous sommes confiants avec le meilleur gardien au monde dans cet exercice”, conclut-il.