Lors de la conférence de presse tenue après la victoire étriquée du Maroc face à la Tanzanie (1-0), synonyme de qualification, le sélectionneur national a reconnu une prestation en deux temps de son équipe.
Les Lions de l’Atlas sont totalement passés à côté de leur première période. « On a commencé notre match à la deuxième mi-temps« , a admis Walid Regragui, pointant une entame marquée par « beaucoup de déchets techniques, de mauvais choix, peu de courses », ce qui a permis à l’adversaire de prendre confiance.
La réaction est toutefois venue après la pause. Plus agressifs et fidèles à leurs standards, les Marocains ont haussé le rythme et multiplié les situations dangereuses. « La deuxième mi-temps était plus conforme à notre niveau », a souligné le sélectionneur, estimant que le but est arrivé « au bon moment« , même s’il aurait pu être inscrit plus tôt.
Regragui retient avant tout l’essentiel : la qualification. « Dans ce genre de compétition, le plus important, c’est de passer. Ce type de match, avant, on l’aurait perdu bêtement. Aujourd’hui, on est passé par la petite porte, mais on est passé ».
Ounahi forfait, une victoire au goût amer
La qualification a cependant été assombrie par la grave blessure de Azzedine Ounahi, forfait pour le reste de la CAN. Touché à l’entraînement la veille du match, le milieu de terrain souffre d’une déchirure au mollet, avec une indisponibilité estimée entre cinq et six semaines.
« C’est un choc pour tout le groupe« , a confié Regragui, rappelant l’importance du joueur, « leader technique et leader dans le vestiaire ». La victoire est donc « un peu amère », même si l’équipe a tenu sa promesse : se qualifier pour Ounahi. « On lui avait promis, on l’a fait. »
Regragui rassure : un effectif complet pour aller au bout
Face aux difficultés récurrentes contre les blocs bas, le sélectionneur s’est voulu rassurant. « En deuxième mi-temps, ces équipes ne tiennent pas le rythme qu’on impose », a-t-il analysé.
Regragui a également insisté sur la richesse de son effectif, soulignant les apports du banc et le retour progressif de cadres comme Achraf Hakimi. « Pour aller au bout sur un mois de compétition, on aura besoin de tout le monde ».
Qualifié pour les quarts de finale, le sélectionneur ne retient que le résultat. « Le football ne retient que ça« , a-t-il rappelé, tout en prévenant : « On va souffrir jusqu’à la dernière minute. »
Le public, un atout majeur
Regragui a rendu hommage au public marocain. « Quand il est là, on joue à 12. C’est un public extraordinaire, à l’image de ce qu’on veut depuis le début de la CAN ». Un soutien précieux pour une sélection qui avance, imparfaite mais toujours en course.