Dans un environnement désertique aux conditions climatiques et géographiques extrêmement sévères, les forces maroco-françaises ont démontré une maîtrise totale dans la planification et l’exécution d’opérations aéroterrestres. Ce déploiement de grande envergure a permis de rehausser significativement le niveau d’interopérabilité entre les deux nations partenaires, confirmant la solidité des liens historiques qui les unissent.
Un cadre d’entraînement de grande envergure et des objectifs stratégiques
Cette manœuvre de large portée s’est déroulée sur plusieurs sites d’entraînement caractérisés par une nature saharienne difficile et exigeante. L’édition 2025 s’est fixée pour mission prioritaire de renforcer les capacités de planification et de conduite des opérations conjointes face à des scénarios de crise multiples et complexes.

L’exercice a non seulement amélioré la coordination entre les diverses unités engagées, mais il a aussi permis d’atteindre des sommets en termes d’interopérabilité aux niveaux tactique, technique et procédural.
Le général de brigade Abdelkader Sadouki, directeur de l’exercice, a d’ailleurs souligné que, grâce au caractère conjoint de la manœuvre, à la diversité des unités et au volume important des moyens mobilisés, « Chergui 2025 » s’est imposé comme une manœuvre militaire majeure. Cette édition a permis de consolider les techniques et méthodes de commandement des opérations aéroterrestres tout en développant l’intégration opérationnelle entre les différentes composantes des deux armées.

Du commandement au terrain : les deux phases de l’exercice
La structure de l’exercice « Chergui 2025 » s’est articulée autour de deux piliers fondamentaux, débutant par une première phase de commandement appelée CPX (Command Post Exercise). Cette étape a ensuite laissé place à des manœuvres conjointes aéroterrestres et aéroportées d’une rare intensité.
Ont pris part à ces opérations des unités d’infanterie, des formations blindées, de l’artillerie, ainsi que des forces spéciales et un groupement de combat aéromobile essentiellement constitué d’hélicoptères de différentes catégories.
Cette diversité de moyens a permis de simuler de manière ultraréaliste les conditions réelles d’un champ de bataille, offrant ainsi une opportunité unique d’évaluer le haut niveau de préparation opérationnelle. Durant ces phases, la discipline de fer, la précision chirurgicale des tirs et la rapidité de réponse des unités participantes ont été testées et validées avec succès.

Un laboratoire pour l’échange d’expertises et l’unification des procédures
La phase CPX a réuni de nombreux officiers des Forces armées royales et leurs homologues de l’Armée française au sein d’une cellule dédiée à la planification et à la conduite des opérations. Ce cadre a permis un échange méthodique et organisé des expériences de terrain, favorisant une compréhension mutuelle approfondie des procédures opérationnelles en vigueur dans les deux armées.
Les équipes mixtes ont travaillé d’arrache-pied pour élever le niveau de coordination et d’analyse dans l’exécution des missions complexes. De cette manière, le CPX a constitué un cadre efficace pour ancrer les compétences communes en matière de planification et de direction d’opérations interarmes, essentielles pour la réussite de n’importe quel engagement futur en milieu hostile.

Synergie aéroterrestre et conclusion d’un modèle de coopération réussi
Les manœuvres de terrain ont mis en exergue une synergie exceptionnelle entre les unités marocaines et françaises, illustrant parfaitement la solidité de la relation militaire bilatérale. Les opérations, menées dans des conditions simulant un combat réel, ont prouvé la capacité des troupes à agir en parfaite harmonie, ce qui a souligné l’importance vitale de la coopération entre les hélicoptères et les forces terrestres comme facteur décisif dans les conflits modernes.

En conclusion, le directeur de l’exercice a réitéré que, malgré la complexité des manœuvres impliquant l’infanterie, les blindés, les forces spéciales et l’aviation légère, l’opération a été menée avec un réalisme saisissant et couronnée d’un succès total.
Cette réussite est largement attribuable à la coordination sans faille entre les différentes unités, et plus particulièrement au binôme formé par les hélicoptères d’attaque, notamment le modèle Tigre qui a effectué des frappes de précision, et les unités d’artillerie.

https://www.medias24.com/2025/10/06/exercice-chergui-2025-les-armees-marocaine-et-francaise-a-lepreuve-du-desert/