Le Conseil de la concurrence vient de rendre public un projet de concentration économique visant la prise du contrôle conjoint de la société Samta Metals & Alloys SA par le fonds d’investissement Nama Fund I FPCC-RFA. Cette opération se fera aux côtés de l’actionnaire historique de l’entreprise, le groupe dubaïote Samta Management Services DMCC.

Le projet réunit deux acteurs aux profils complémentaires :

– L’acquéreur : Le Nama Fund I FPCC-RFA est un fonds de placement collectif en capital (FPCC) à règles de fonctionnement allégées. Il est piloté par CDG Invest Management, la branche investissement de la Caisse de dépôt et de gestion.

– La cible : Samta Metals & Alloys SA est une société de droit marocain implantée au cœur de la Zone franche atlantique (Atlantic Free Zone) à Kénitra. Immatriculée au registre du commerce de la ville, elle est spécialisée dans la production et la commercialisation de produits métallurgiques.

– L’actionnaire historique : Samta Management Services DMCC, basé aux Émirats arabes unis au sein du Dubai Multi Commodities Center, conserve une présence dans le tour de table. Le groupe est spécialisé dans la gestion et le conseil au sein du secteur minier mondial.

Un enjeu stratégique dans l’économie circulaire

Le secteur économique concerné par cette opération est celui du recyclage, du raffinage et de la production de métaux non ferreux. Samta Metals & Alloys SA transforme principalement des déchets métalliques pour produire des lingots d’aluminium et des fils de cuivre.

Au-delà de la production, la société est également active dans l’importation, l’exportation et le négoce de métaux. L’arrivée du fonds Nama, soutenu par l’expertise de CDG Invest, pourrait permettre à l’entreprise de passer à une nouvelle échelle industrielle, s’inscrivant ainsi dans la stratégie nationale de décarbonation et de valorisation des déchets industriels.

Le Conseil précise que les tiers intéressés disposent d’un délai de dix jours, soit jusqu’au 19 janvier 2026, pour faire part de leurs observations éventuelles sur ce projet de contrôle conjoint.

Cette opération souligne une fois de plus le dynamisme des zones franches marocaines et l’intérêt croissant des fonds institutionnels nationaux pour des secteurs industriels à forte valeur ajoutée environnementale.