C’est dans le quartier de Hay Riad que le RNI installe son « parlement » interne pour une journée de délibérations. Pour la formation dirigée par Aziz Akhannouch, ce conseil national ne ressemble à aucun autre. Il s’agit du dernier rendez-vous institutionnel majeur avant le terme du mandat gouvernemental entamé en 2021.

Depuis 2017, le RNI a fait du respect strict de son calendrier interne une marque de fabrique. Cette session du 10 janvier s’inscrit dans cette volonté d’afficher une stabilité et une force organisationnelle continue.

Toutefois, cette discipline institutionnelle sera mise à l’épreuve par le contexte actuel. À moins d’un an du scrutin, l’enjeu pour la direction est de transformer cette régularité en une véritable dynamique de terrain, dépassant le simple cadre des réunions au sommet.

Du « bilan » à la « mobilisation » : l’après-Tanger

Cette réunion intervient quelques semaines après la clôture du « Parcours des réalisations » (Masar al-Injazat) à Tanger. Si cette tournée nationale a permis de mettre en avant les réformes portées par le gouvernement sous la présidence du RNI, le conseil national devra désormais traduire ces acquis en arguments électoraux.

Ce rassemblement des membres en ce début d’année 2026 souligne la nécessité de resserrer les rangs. En effet, l’usure naturelle liée à l’exercice du pouvoir impose au RNI de remobiliser sa base et de s’assurer que le discours sur les « réalisations » trouve un écho favorable auprès de ses propres cadres régionaux, qui seront en première ligne lors du prochain scrutin.

La réussite de ce 10 janvier se mesurera à la capacité du RNI à projeter une image d’unité. Pour le chef de file de la majorité, les enjeux seront de valider un bilan tout en préparant ses troupes à une compétition électorale qui s’annonce intense, où chaque détail d’organisation interne pourrait peser sur la crédibilité de son offre politique future.