Le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF) a rendu son verdict concernant le comportement de Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), lors de la Coupe d’Afrique des nations 2025.
À l’issue d’une procédure disciplinaire pour « mauvaise conduite« , l’instance faîtière du football africain a reconnu le dirigeant camerounais coupable de violation des principes de fair-play.
Cette décision s’appuie sur l’article 2 des statuts de la CAF ainsi que sur l’article 82 de son Code disciplinaire. Selon les conclusions du jury, le comportement de Samuel Eto’o lors de ce match contrevient aux règles de conduite attendues des officiels.
En conséquence, deux sanctions ont été prononcées à l’encontre de l’ancien international :
– Interdiction d’accès aux stades : Samuel Eto’o ne pourra pas assister aux quatre prochains matchs officiels de la CAF disputés dans le cadre de la CAN 2025 (dont les deux demi-finales disputées le mercredi 14 janvier).
– Sanction financière : une amende de 20.000 dollars américains lui a été infligée.
La Confédération africaine de football a indiqué qu’elle ne ferait aucun commentaire supplémentaire sur cette affaire.
La réponse de la Fecafoot
Après l’annonce de la sanction, la Fédération camerounaise de football a déclaré, dans un communiqué, avoir pris acte de cette décision tout en exprimant des réserves sur la forme de la procédure. L’instance fédérale souligne notamment :
– l’absence de « motivation explicite » accompagnant la sanction ;
– des doutes quant au respect des « exigences fondamentales d’un procès équitable » en raison du caractère express de la procédure.
La Fecafoot a indiqué que Samuel Eto’o exercera les voies de recours prévues par les textes réglementaires dans les délais impartis. La fédération a par ailleurs réaffirmé son soutien à son président, tout en rappelant son attachement aux principes de la justice disciplinaire.