L’affiche de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, prévue le dimanche 18 janvier à Rabat, tombe sous le sens du prisme statistique. Le Maroc et le Sénégal présentent quasiment les meilleurs indices de performance collective du tournoi.

Pour autant, derrière cette proximité statistique, les deux équipes affichent des intentions de jeu quelque peu différentes. Les Lions de l’Atlas et ceux de la Téranga partagent une défense quasi inexpugnable.

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Offensivement, leurs approches divergent. Depuis le début de la phase à élimination directe, le Maroc adopte un jeu un peu plus direct afin d’éviter de perdre le ballon dans des zones dangereuses.

Pour sa part, le Sénégal n’a pas dévié de sa volonté de construire patiemment ses actions depuis le milieu de terrain, en utilisant ses relayeurs comme point d’ancrage.

Mais aussi en exploitant la verticalité dès que l’opportunité se présente, avec des passes en profondeur et des renversements rapides.

Une solidité défensive commune 

La défense est un point fort partagé par les deux équipes. La rigueur des Lions de l’Atlas réduit les opportunités adverses à peau de chagrin. Ils concèdent en moyenne moins de trois tirs par match.

La stratégie défensive du Maroc repose sur la fermeture de l’axe et l’orientation des attaques adverses vers les côtés.

Son efficacité se reflète dans les chiffres, avec 64% de duels défensifs remportés et un volume d’interceptions supérieur à celui du Sénégal.

Le pressing marocain, légèrement moins intense, privilégie la dissuasion et la gestion des temps faibles. Le Sénégal, pour sa part, allie solidité défensive et contrôle du tempo.

Son PPDA quelque peu inférieur traduit un pressing organisé et efficace, tandis que sa possession moyenne de 62,1% lui permet de limiter les situations dangereuses tout en préparant ses séquences offensives.

Des intentions offensives différentes

Dans la construction, le contraste est plus net. Le Sénégal privilégie une circulation de balle souvent horizontale, mais capable de se transformer en verticalité dès que l’occasion se présente.

Les passes en profondeur, les courses progressives et le volume de tirs traduisent une équipe capable de créer régulièrement des situations dangereuses. Les xG et passes clés confirment son influence offensive constante.

Le Maroc, à l’inverse, a adopté un style plus direct lors du second tour. Depuis la récupération, il accélère le rythme pour exploiter les espaces, tout en affichant une grande précision technique dans les zones avancées.

Les Lions de l’Atlas réussissent davantage de passes dans les 30 derniers mètres avec un taux de réussite supérieur, traduisant une maîtrise technique et une capacité à conserver la possession dans des zones avancées du terrain.

En définitive, aucun favori clair ne se dégage des données. Le Sénégal paraît mieux armé pour contrôler le tempo et installer une pression offensive continue, tandis que le Maroc apparaît comme l’équipe la plus à même de résister, de contenir et de frapper au moment opportun.

Mais les deux nations partagent une solidité défensive d’airain. Dans un tel contexte, la marge d’erreur est infime. La décision pourrait se jouer sur un détail, une transition ou un duel perdu.

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