La première réunion s’était tenue le dimanche 25 janvier au siège de la CAF au Caire. La commission disciplinaire a alors décidé de tenir une seconde réunion le mardi 27 janvier pour prendre connaissance de la réplique sénégalaise et, surtout, auditionner une partie de l’équipe sénégalaise.
Au cours de cette deuxième réunion, les réserves marocaines ont été rappelées et les rapports officiels du match (entre autres, le commissaire du match et l’arbitre) ont été mis sur la table.
Assistée d’un avocat, la partie sénégalaise auditionnée était composée du secrétaire général de la Fédération sénégalaise, de l’entraîneur Pape Thiaw et de deux joueurs Ismaïla Sarr et Illman Ndiaye. C’est ce qu’a annoncé la Fédération sénégalaise. La décision sera notifiée directement aux deux fédérations concernées.
Le dossier du Maroc est extrêmement solide. Sans entrer dans le détail, car il y a beaucoup à dire sur le comportement de l’équipe du Sénégal, rappelons un seul point qui à lui seul suffit à prendre la bonne décision :
- Le règlement de la CAN stipule dans son article 82 : « Si, pour n’importe quelle raison, une équipe se retire de la compétition ou ne se présente pas à un match, ou refuse de jouer ou quitte le terrain avant la fin réglementaire du match sans l’autorisation de l’arbitre, elle sera considérée perdante et sera définitivement éliminée de la compétition en cours ».
Cet article ne laisse aucune marge à la commission disciplinaire de la CAF. Il instaure une relation mécanique de cause à effet entre le fait de quitter le terrain et le forfait.
L’équipe sénégalaise ayant effectivement quitté le terrain avant la fin du temps réglementaire, comme le prouvent les vidéos, les déclarations des officiels sénégalais, de leur coach et de leurs joueurs également, ainsi que les rapports de l’arbitre et du commissaire du match.
De ce fait, la commission disciplinaire DOIT constater ce forfait et déclarer que l’équipe du Sénégal a perdu par 3-0, comme le prévoit la loi du football. Et ceci, sans préjudice des autres sanctions.
Toute autre décision serait injuste et illégale.