La question du stade qui accueillera la finale de la Coupe du monde 2030 continue de s’inviter dans le débat public, alors qu’aucune décision officielle n’a encore été arrêtée par la FIFA.
Dernière prise de position en date, celle du président de la Fédération royale espagnole de football (RFEF), Rafael Louzán, qui a réaffirmé publiquement le souhait de voir l’Espagne accueillir l’affiche finale du Mondial. « L’Espagne sera l’équipe organisatrice de la Coupe du monde et la finale se déroulera ici », a-t-il déclaré lors du gala de l’Association de la presse sportive de Madrid, dans une prise de parole qui s’apparente davantage à une déclaration d’intention qu’à une annonce actée.
En parallèle, le Maroc est également candidat pour accueillir l’événement phare de la compétition. Le Royaume met en avant le Grand Stade Hassan II, actuellement en construction, une enceinte conçue spécifiquement dans la perspective du Mondial 2030 et dont la capacité annoncée est de 115.000 places, ce qui en ferait l’un des plus grands stades au monde.
Ces prises de position successives, tant du côté des responsables du football espagnol que de certains médias ibériques, sont perçues comme une tentative de peser sur le processus de décision en amont, afin d’orienter le choix du stade de la finale en faveur de l’Espagne. Toutefois, aucune décision formelle n’a encore été prise. Selon nos sources, la FIFA ne devrait annoncer officiellement le pays hôte de la finale qu’en 2027.
Organisée conjointement par l’Espagne, le Portugal et le Maroc, la Coupe du monde 2030 se distingue par une configuration inédite, qui alimente une incertitude sans précédent autour de l’attribution de la finale. À titre de comparaison, l’édition 2026, pourtant organisée pour la première fois dans trois pays – les États-Unis, le Mexique et le Canada –, n’a pas donné lieu à des controverses similaires concernant le choix du stade final.