Avant de passer la main à la tête du parti dans une dizaine de jours, Akhannouch fait en quelque sorte son bilan.

S’inscrivant dans une dynamique de continuité, Parcours des réalisations, présenté lors d’une cérémonie le mardi 27 janvier, prolonge une série de publications lancée depuis le 6e Congrès national du parti. Ce nouvel ouvrage ambitionne d’apporter une évaluation globale et assumée de l’action menée par le RNI à la tête de l’exécutif, dans un contexte national et international marqué par de fortes contraintes.

Dans son intervention, le président du parti a rappelé que Parcours des réalisations avait constitué, dès 2017, un socle fondateur du projet politique du RNI, fondé sur l’écoute des citoyens à travers des consultations élargies dans l’ensemble des régions du Royaume. Une démarche qui avait contribué, selon lui, à nourrir la réflexion autour du Nouveau Modèle de développement, notamment sur les priorités liées à la santé, à l’éducation et à l’emploi.

L’ouvrage Parcours des villes, publié à l’issue des tournées « 100 jours, 100 villes » en 2019, avait mis l’accent sur la proximité territoriale et l’élaboration de propositions concrètes adaptées aux réalités locales. Une approche que le parti affirme avoir prolongée par l’accompagnement de ses élus dans la mise en œuvre des engagements pris à l’échelle des villes concernées.

Quant à Parcours de développement, il faisait suite aux rencontres régionales de la Fédération nationale des élus du RNI, réunissant plus de 10.000 élus locaux autour des enjeux de la gouvernance territoriale, de la justice spatiale et du développement local. Plusieurs propositions issues de ces échanges ont, selon le parti, trouvé une traduction concrète dans l’action gouvernementale, notamment à travers l’augmentation de la part de la TVA allouée aux collectivités territoriales, passée de 30% à 32%, renforçant ainsi leur autonomie financière.

Avec Parcours des réalisations, le RNI affirme avoir voulu aller au-delà d’un simple exposé de réalisations. L’ouvrage restitue également les attentes et priorités exprimées par les citoyens lors des tournées de terrain, tout en proposant une auto-évaluation qualifiée de « lucide et objective » de l’action gouvernementale. Le président du parti a reconnu que si plusieurs engagements ont été honorés, d’autres chantiers restent à parachever.

Cette expérience gouvernementale s’est, selon lui, déroulée dans une conjoncture particulièrement complexe, marquée par des défis économiques, sociaux et climatiques. Dans ce contexte, la majorité conduite par le RNI revendique avoir privilégié « le changement réaliste plutôt que les slogans, l’efficacité plutôt que la rhétorique, et l’action plutôt que la justification ».

Le chef du parti a ainsi mis en avant plusieurs transitions majeures engagées durant cette période : la transition sociale à travers le déploiement du chantier de l’État social, la transition économique par la modernisation de l’économie nationale, la transition hydrique fondée sur la mobilisation de ressources en eau non conventionnelles, ainsi que la transition énergétique axée sur les énergies renouvelables et l’hydrogène vert.

Il a également tenu à souligner que ces réalisations sont le fruit de la confiance et des orientations stratégiques de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ainsi que de la cohésion de la majorité gouvernementale et de l’engagement des différentes composantes du parti, des ministres aux élus locaux.

Revenant sur la méthode de travail du RNI, le président du parti a insisté sur la centralité de l’écoute citoyenne, considérée comme un choix politique constant depuis le 6e Congrès. Une approche qui, selon lui, a permis de rester attentif aux revendications sociales et d’y répondre dans un esprit de responsabilité.

En conclusion, il a estimé que toute analyse rigoureuse du contexte dans lequel cette expérience gouvernementale a été menée devrait conduire à une appréciation équitable de l’action du parti. Parcours des réalisations se veut ainsi une contribution au débat public et à la réflexion collective sur l’avenir du Maroc, appelant à l’implication de l’ensemble des forces vives du pays dans la construction du « Maroc de demain », tel que voulu par le Souverain.