La séance mensuelle des questions de politique générale adressées au chef du gouvernement à la Chambre des conseillers été consacrée à la politique gouvernementale dans le domaine du sport. Un thème qui intervient dans un contexte particulier, marqué par l’organisation récente de la Coupe d’Afrique des nations par le Maroc et par les préparatifs en cours en vue de l’accueil de la Coupe du monde 2030.
Dans son exposé, le chef du gouvernement a rappelé la vision portée par le Roi Mohammed VI, qui place la pratique sportive au cœur des politiques publiques. Selon cette approche, la question du sport ne se limite plus à la recherche de performances ou à la multiplication des infrastructures, mais s’élargit à l’accès effectif des citoyens à la pratique sportive, à l’élargissement du nombre de pratiquants et à l’usage réel des équipements existants.
Aziz Akhannouch a présenté cette orientation comme le cadre général des réformes engagées ces dernières années, visant à faire évoluer le secteur d’une gestion fragmentée vers un système plus structuré et intégré, reposant sur l’organisation, l’encadrement et l’élargissement de la base de pratique.
Sur le plan institutionnel, le Maroc compte actuellement 57 fédérations sportives nationales, couvrant l’ensemble des disciplines et assurant la gestion des compétitions ainsi que la représentation du Royaume à l’échelle continentale et internationale. Ce dispositif est complété par 261 ligues régionales.
Le chef du gouvernement a également mis en avant l’évolution du tissu associatif sportif, dont le nombre est passé d’environ 4.745 associations en 2021 à plus de 7.000 en 2025, soit une progression de plus de 50% en quatre ans. Ces associations regroupent près de 500.000 adhérents, contribuant à l’élargissement de la pratique sportive à l’échelle locale.
Concernant les infrastructures, près de 2.500 équipements sportifs et socio-sportifs ont récemment été soutenus ou réhabilités. Cet effort a porté notamment sur plus de 1.050 terrains de proximité, 157 salles multisports et 717 centres socio-sportifs, en parallèle des réalisations menées par les collectivités territoriales. Le programme de construction de terrains de proximité, notamment en milieu rural et périurbain, a été cité comme un axe prioritaire de cette politique.
Parallèlement, plusieurs grandes infrastructures sportives ont fait l’objet de travaux de réhabilitation ou de mise à niveau. Les stades Prince Moulay Abdellah, Moulay Hassan à Rabat, le Grand stade de Tanger, ainsi que ceux de Marrakech, Agadir, Fès et le complexe Mohammed V à Casablanca, ont été rénovés afin de répondre aux standards continentaux et internationaux.
Selon le chef du gouvernement, cette approche combinant nouvelles réalisations et valorisation des équipements existants vise à « améliorer l’efficience de l’investissement public et à renforcer la durabilité des infrastructures sportives ».
La pratique sportive en milieu scolaire a également été présentée comme un levier central. Le nombre d’élèves bénéficiaires est passé de 240.803 en 2021 à environ 1,2 million en 2024, avec une diversification progressive des disciplines proposées.
Aziz Akhannouch a estimé que les efforts engagés appellent désormais une phase de consolidation, centrée sur les enjeux de gouvernance, de maintenance des équipements, de qualité de l’encadrement et de valorisation du potentiel économique du sport.