Selon la version des autorités algériennes, « trois ressortissants marocains auraient été tués et un quatrième arrêté lors d’une embuscade tendue par des unités conjointes de l’armée, des gardes-frontières et des douanes ».
L’incident se serait produit dans la localité de Ghnama, située dans la 3e région militaire. Selon le récit communiqué par Alger, les quatre individus, que le ministère présente comme des « trafiquants », auraient tenté de franchir la frontière en profitant de conditions météorologiques dégradées.
Le communiqué décline l’identité des trois personnes décédées et celle de l’individu interpellé, précisant que tous seraient de nationalité marocaine.
L’opération fait état de la saisie de 74 kilogrammes de kif traité, ainsi que d’un fusil de chasse, d’une paire de jumelles et de téléphones portables.
Les autorités de défense algériennes présentent cette intervention comme une action de « lutte contre la criminalité organisée et le trafic de stupéfiants« .
Le communiqué conclut en qualifiant cette opération de « message ferme » contre toute tentative d’incursion sur le territoire algérien.
Ce type d’événements, qui nous rappelle l’incident de Saaidia en 2023, et la surenchère sécuritaire afférente témoignent d’un contexte de crise profonde, né de la rupture diplomatique unilatérale imposée par le voisin de l’Est. En l’absence de coordination bilatérale, la zone frontalière fait l’objet d’une gestion arbitraire et opaque, où l’obsession martiale d’Alger tend à occulter toute considération humanitaire.
Ce vide institutionnel entre les deux capitales entrave toute enquête transparente et concertée sur ces incidents.