La Défense civile de la bande de Gaza a annoncé mercredi soir la mort de 20 personnes dans des frappes israéliennes survenues après l’annonce de cette trêve devant entrer en vigueur le dimanche 19 janvier.

A mesure que les négociations progressaient, Israël a multiplié les frappes meurtrières sur la bande de Gaza, où au total 47 personnes ont péri mercredi, selon les secours locaux.

Les « derniers détails » de l’accord de trêve et d’échange d’otages à Gaza sont encore en cours de finalisation, selon un communiqué du bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu publié à minuit (22H GMT) dans la nuit de mercredi à jeudi.

A l’annonce de l’accord, des milliers de Palestiniens ont néanmoins exulté à travers la bande de Gaza assiégée et dévastée par la guerre.

Le Premier ministre du Qatar, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, dont le pays est l’un des médiateurs entre Israël et le Hamas, a annoncé l’entrée en vigueur dimanche de l’accord dont la première phase verra une libération de 33 otages enlevés le 7 octobre 2023.

« L’accord entrera en vigueur le dimanche 19 janvier (…) La première phase durera 42 jours et comprendra un cessez-le-feu ainsi que le retrait des forces israéliennes vers l’est, loin des zones peuplées. Ces forces seront positionnées le long de la frontière de Gaza », a-t-il dit à Doha.

Accord en trois phases

Selon lui, « le Hamas libérera 33 otages israéliens, dont des femmes civiles, ainsi que des enfants, des personnes âgées, des malades civils et des blessés, en échange de plusieurs prisonniers détenus » par Israël.

« Un mécanisme de suivi pour surveiller l’application de l’accord sera mis en place au Caire et sera géré par l’Egypte, le Qatar et les Etats-Unis », a-t-il ajouté.

Le président américain Joe Biden a lui annoncé que l’accord se traduirait, dans sa première phase, par un cessez-le-feu « entier et total », en précisant avoir travaillé « en équipe » avec le président élu américain Donald Trump sur ce texte.

M. Biden a confirmé que la première phase durerait six semaines avec un cessez-le-feu, accompagné d’un retrait israélien des zones densément peuplées et de la libération de certains otages dont « les femmes, les personnes âgées et les blessés ». Israël remettra en liberté « des centaines » de prisonniers palestiniens selon lui.

L’aide humanitaire doit augmenter pendant la première phase, qui doit permettre des négociations en vue d’arriver à la deuxième phase, à savoir « une fin définitive de la guerre », a-t-il ajouté.

La deuxième phase doit aussi permettre la libération des derniers otages et un retrait complet israélien de Gaza, a encore détaillé M. Biden. La troisième et dernière phase doit être consacrée à la reconstruction de Gaza et à la restitution des corps des otages tués durant leur captivité.

Déjà minée par un blocus israélien imposé depuis 2007, la pauvreté et le chômage, la bande de Gaza assiégée a été ravagée par la guerre et la grande majorité de ses 2,4 millions d’habitants ont été déplacés et vivent dans des conditions particulièrement dures.

(Avec AFP)