Ces frappes, décidées par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son ministre de la Défense Israël Katz sont justifiées par le « refus répété du Hamas de libérer les otages ainsi qu’à son rejet de toutes les propositions qu’il a reçues de l’envoyé présidentiel américain Steve Witkoff et des médiateurs », indique un communiqué du gouvernement israélien.
« Israël agira dorénavant contre le Hamas avec une force militaire accrue », ajoute la même source. Le mouvement palestinien a accusé Israël d’avoir décidé de torpiller la trêve.
La présidence des Etats-Unis a déclaré avoir été consultée par Israël en amont des frappes.
Ces frappes ont fait « plus de 121 morts, pour la plupart des enfants, des femmes et des personnes âgées », a déclaré à l’AFP Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile de Gaza.
Quatre-vingt-deux morts sont recensés à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, les autres décès se répartissant essentiellement entre Nousseirat (centre), Gaza-ville et le nord du territoire, a ajouté M. Bassal.
Point mort
Arraché par les pays médiateurs (Qatar, Egypte, Etats-Unis), l’accord de trêve est entré en vigueur le 19 janvier.
Durant la première phase de l’accord de trêve, qui a expiré le 1er mars, le Hamas a rendu 33 otages, incluant huit morts, et Israël a libéré environ 1.800 détenus palestiniens. Mais les négociations sont depuis restées au point mort.
Le Hamas a réclamé de passer aux négociations sur la deuxième phase de l’accord, qui prévoit un cessez-le-feu permanent, le retrait israélien de Gaza, la réouverture des points de passage pour l’aide et la libération des derniers otages.
Israël, pour sa part, souhaite une extension de la première phase jusqu’à la mi-avril et réclame, pour passer à la deuxième, la « démilitarisation totale » du territoire et le départ du Hamas.
(Avec AFP)