Joe Biden venu dans la région pour obtenir que l’aide internationale puisse accéder à Gaza, où une catastrophe humanitaire se profile selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a affirmé avoir obtenu du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi de « laisser jusqu’à 20 camions traverser » au passage de Rafah, le seul qui ne soit pas contrôlé par Israël.

Toutefois, cette aide ne pourra vraisemblablement pas arriver avant vendredi 20 octobre en raison de travaux à faire sur la route, détruite par les bombardements israéliens.

Dans la foulée, le porte-parole de la présidence égyptienne a confirmé que MM. Sissi et Biden, qui se sont entretenus au téléphone mercredi soir, s’étaient mis d’accord « sur l’acheminement de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza via le terminal de Rafah, de manière durable ».

Auparavant, Joe Biden avait assuré qu’Israël avait donné son feu vert.

« Israël n’empêchera pas l’aide humanitaire depuis l’Egypte tant qu’il s’agit de nourriture, d’eau et de médicaments pour la population civile dans le sud de la bande de Gaza », avait confirmé le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Israël a cependant mis une condition. Cette aide ne transitera pas par son territoire, tant que les otages détenus par le Hamas ne seront pas libérés. Le mouvement palestinien affirme détenir entre 200 et 250 otages, au moins 199, selon Israël.

Des dizaines de camions remplis d’aide internationale attendent en Egypte depuis des jours de rentrer à Gaza.

L’aide devra être « conséquente », de l’ordre de 100 camions par jour, et devra être sécurisée, a déclaré mercredi Martin Griffiths, le chef des situations humanitaires d’urgence aux Nations unies.

L’eau et la nourriture manquent pour les 2,4 millions d’habitants de Gaza, privés aussi d’électricité, après le siège imposé par Israël depuis le 9 octobre.

La frappe mardi soir sur l’hôpital Ahli Arab, dans le centre de Gaza, a fait au moins 471 morts parmi des déplacés du conflit qui s’abritaient dans l’enceinte de l’établissement, assure le ministère palestinien de la Santé.

(Avec AFP)