Après le coup dévastateur porté au mouvement libanais avec la mort de son chef Hassan Nasrallah, tué vendredi dans une frappe israélienne près de Beyrouth, les dirigeants israéliens avaient averti que la guerre n’était « pas finie contre le Hezbollah ».

Le mouvement avait assuré lundi être « prêt » à faire face à une offensive terrestre dans le sud du Liban.

L’armée israélienne a annoncé avoir lancé lundi soir des opérations au sol « limitées, localisées et ciblées », appuyées par l’aviation et l’artillerie.

Des frappes aériennes ont visé parallèlement la banlieue sud de Beyrouth, les environs de Damas en Syrie ainsi que la bande de Gaza.

 Eviter le sud

L’armée israélienne a fait état mardi de « violents combats » dans le sud du Liban et enjoint aux Libanais de ne pas se rendre dans le sud du pays « à bord de véhicules » pour leur « propre sécurité ».

Le Hezbollah de son côté a affirmé mardi avoir visé des soldats israéliens avec des tirs d’artillerie et des roquettes à Metula et à Avivim, dans le nord d’Israël, après le début de cette opération.

L’armée a indiqué mardi que des soldats de la 98e division, engagés jusque là dans la bande de Gaza, étaient engagés dans les opérations dans le sud du Liban.

Selon un responsable libanais de la sécurité, Israël a lancé au moins six frappes sur le sud de Beyrouth au cours de la nuit, après que l’armée israélienne a ordonné aux habitants d’évacuer les lieux.

Un responsable d’un camp palestinien à Saïda, dans le sud du Liban, a déclaré à l’AFP qu’une frappe israélienne y avait visé Mounir Maqdah, qu’Israël accuse de diriger la branche libanaise de l’aile armée du mouvement palestinien Fatah. Il n’a pas précisé si Mounir Maqdah avait été touché.

Selon des médias d’Etat syriens, des frappes israéliennes ont par ailleurs visé la région de Damas dans la nuit, tuant trois civils.

Au Liban, plus de mille personnes ont été tuées, selon le ministère de la Santé, depuis les explosions des appareils de transmission du Hezbollah, les 16 et 17 septembre, et le début des bombardements le 23 septembre.

Le Liban fait face à « l’une des phases plus dangereuses de son histoire », a lancé mardi son Premier ministre, Najib Mikati. Il a appelé les Nations unies à fournir une aide d’urgence pour les déplacés, dont le nombre atteint selon lui un million après les bombardements des derniers jours.

L’ONU a lancé un appel de fonds de plus de 400 millions de dollars pour aider les déplacés.

(Avec AFP)