Les températures devraient dépasser les 40 degrés cette semaine, alors que débute officiellement mercredi 4 juin l’un des plus grands rassemblements religieux au monde.

Le hajj, qui s’étend sur cinq à six jours, principalement en extérieur, est l’un des cinq piliers de l’islam. Tout musulman qui en a les moyens est tenu de l’accomplir au moins une fois dans sa vie.

Dimanche, plus de 1,4 million de pèlerins étaient déjà arrivés en Arabie saoudite, selon les autorités.

Lundi, le ministère de la Santé a annoncé avoir déjà pris en charge 44 cas de coup de chaleur.

En 2024, le thermomètre avait atteint 51,8 degrés et plus de 1.300 fidèles avaient péri, d’après les chiffres officiels.

Cette année, l’Arabie saoudite a mobilisé plus de 40 agences gouvernementales et 250.000 fonctionnaires pour tenter d’atténuer les risques liés à la chaleur.

Les passages couverts ont été étendus de 50.000 mètres carrés, des milliers de secouristes supplémentaires seront déployés et plus de 400 points d’eau fraîche et des milliers de brumisateurs seront en service durant tout le hajj, a assuré à l’AFP le ministre saoudien du Hajj, Tawfiq al-Rabiah.

Les autorités saoudiennes s’appuieront également sur les dernières technologies d’intelligence artificielle pour surveiller les déplacements et mieux gérer les flux, avec l’appui de données collectées par une nouvelle flotte de drones déployés à travers La Mecque.

« Pas de hajj sans permis »

Le message est martelé dans les centres commerciaux, les panneaux d’affichage et les médias: « pas de hajj sans permis ».

Dimanche, les autorités saoudiennes ont annoncé lors d’une conférence de presse avoir refoulé près de 270.000 personnes aux entrées de La Mecque, faute de permis.

Ces permis sont attribués aux pays selon un système de quotas et distribués par tirage au sort. Mais leur coût élevé pousse de nombreux fidèles à opter pour des voies alternatives, bien moins chères mais illégales.

Le phénomène s’est aggravé depuis que l’Arabie saoudite a assoupli sa politique de visa pour attirer davantage de touristes et d’investisseurs.

Parallèlement, les amendes pour participation illégale au hajj ont été doublées, atteignant 20.000 rials (4.720 euros), et sont assorties d’une interdiction d’entrée dans le royaume pendant dix ans.

La gestion des foules reste également un défi majeur. En 2015, une bousculade avait fait quelque 2.300 morts.

(Avec AFP)