« Nous vivons un véritable film d’horreur, la situation est indescriptible », dit à l’AFP Oum Ahmad Loubbad, jointe au téléphone à Beit Lahia. Elle évoque « des bombardements israéliens incessants », des drones qui « tirent sur tout ce qui bouge ».
La quinquagénaire dit avoir « peur » de quitter sa maison et partira « quand l’armée nous le demandera, comme elle l’a fait dans certains quartiers ».
En annonçant mardi soir le cessez-le-feu au Liban, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis que la « pression » militaire sur le mouvement palestinien Hamas allait s' »intensifier » dans la bande de Gaza.
La situation y est particulièrement « tragique et très difficile car l’occupation ne permet pas d’introduire quoi que ce soit dans la région », affirme le Dr Hossam Abou Safiyeh, directeur de l’hôpital Kamal Adwan, à la lisière des villes de Jabalia et Beit Lahia.
Selon lui « les tirs n’ont pas cessé autour de l’établissement », l’un des deux seuls à fonctionner encore, et partiellement seulement, au nord de la ville de Gaza.
Les hôpitaux du territoire palestinien ont été touchés à de multiples reprises depuis le début de la guerre.
« Au cours des sept dernières semaines, l’opération militaire en cours dans le nord de la bande de Gaza a déraciné 130.000 personnes », a déclaré jeudi sur X le chef de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens.
L’Unrwa estime par ailleurs que « les conditions de survie s’amenuisent pour les 65.000 à 75.000 personnes qui, selon les estimations, restent sur place ».
Depuis le centre de la bande de Gaza, un autre habitant, Abou Mohammed Al-Madhoun, âgé de 55 ans, assure que la « situation est catastrophique » et « empire de jour en jour » sur fond de « bombardements incessants ». « Il fait froid et la nourriture est chère, un kilo de tomates coûte 200 shekels (environ 50 euros, NDLR). Qui a l’argent pour acheter ça? », se désole-t-il.
(Avec AFP)