« Un nombre considérable de martyrs et de blessés continuent d’affluer à l’hôpital des martyrs d’Al-Aqsa », située dans la ville de Deir al-Balah, près de Nousseirat, a assuré le bureau des médias du Hamas accusant l’armée israélienne d’avoir commis un « horrible massacre ».
Plus tôt dans la nuit, cet hôpital avait indiqué faire face à la « panne de l’un de ses générateurs électriques » ce qui risquait de compliquer le traitement de patients vulnérables et de provoquer « une catastrophe humanitaire ».
« L’odeur de sang »
Avant cette frappe, cet hôpital avait déjà reçu depuis mardi « au moins 70 morts et plus de 300 blessés, en majorité des femmes et des enfants, à la suite des frappes israéliennes sur les zones centrales de la bande de Gaza », selon Médecins sans Frontières.
« L’odeur du sang dans la salle des urgences ce matin était insupportable. Il y a des gens étendus partout, sur le sol, dehors. Des corps étaient apportés dans des sacs en plastique. La situation est insoutenable », avait déclaré sur X Karin Huster, coordinatrice de MSF pour Gaza.
L’Unrwa, qui coordonne la quasi-totalité de l’aide à Gaza, s’est retrouvée au cœur d’une tempête diplomatique et au bord de la rupture après qu’Israël a accusé en janvier une douzaine de ses 13.000 employés de Gaza d’être impliqués dans l’attaque du 7 octobre dernier.
Cela a conduit de nombreux pays, dont les Etats-Unis, principal bailleur de fonds, à suspendre brusquement le financement de l’agence, menaçant ainsi ses efforts d’acheminement de l’aide à Gaza, bien que plusieurs Etats aient depuis repris leurs versements.
(Avec AFP)