Un responsable du Hamas a déclaré à l’AFP que le mouvement avait « accepté de libérer 34 prisonniers israéliens d’une liste fournie par Israël dans la première phase d’un accord d’échange de prisonniers ».
Cette liste, a-t-il précisé, comprend « l’ensemble des femmes, des malades, des enfants et des personnes âgées » parmi les otages israéliens.
« Le Hamas et les groupes de résistance ont besoin d’environ une semaine de calme pour communiquer avec les ravisseurs et identifier les (otages) morts ou vivants », a ajouté le responsable, qui a requis l’anonymat.
Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué de son côté dans un communiqué que « contrairement à ce qui a été rapporté, le Hamas n’a toujours pas fourni une liste d’otages ».
Des négociations indirectes entre le Hamas et Israël ont repris ce week-end au Qatar en vue d’un accord sur un cessez-le-feu et la libération des otages retenus captifs à Gaza.
En dépit d’efforts diplomatiques intenses menés sous l’égide du Qatar, de l’Egypte et des Etats-Unis, aucune trêve n’a pu être conclue depuis celle d’une semaine intervenue fin novembre 2023, qui avait permis la libération de 105 otages en échange de 240 prisonniers palestiniens détenus par Israël.
Parmi les principaux points de blocage figuraient notamment jusqu’ici le caractère permanent ou non d’un cessez-le-feu et la gouvernance de Gaza après la guerre, Israël s’opposant catégoriquement à ce que le Hamas puisse à nouveau diriger le territoire.
En attendant un éventuel accord, la violence est montée d’un cran depuis plusieurs jours dans l’enclave palestinienne assiégée et dévastée par près de 15 mois de guerre.
Les services de secours de Gaza ont fait état dimanche d’au moins 23 morts dans plusieurs frappes israéliennes à travers l’ensemble du territoire.
Selon la Défense civile gazaouie, au moins 11 personnes, parmi lesquelles des enfants et des femmes, ont été tuées dans une frappe aérienne à l’aube sur une maison du nord de Gaza.
« L’occupation (israélienne) se sert du faux prétexte de la présence de combattants pour mener des frappes aériennes violentes sur des habitations abritant des dizaines de personnes déplacées », a dénoncé le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.
Cinq personnes ont également été tuées par un bombardement qui a touché la maison de la famille Abou Jarbou dans le camp de réfugiés de Nousseirat, dans le centre de Gaza, selon les secours.
Une vidéo AFP filmée après une autre frappe, sur le camp de Bureij près de Nousseirat, montre des secouristes transportant des corps et des blessés vers un hôpital, tandis que des proches se lamentent près de deux hommes enveloppés dans des linceuls blancs.
(Avec AFP)