La décision intervient alors que les Nations unies ne cessent d’alerter sur la catastrophe humanitaire et le risque de famine auxquels sont exposés les quelque 2,4 millions de Palestiniens de ce territoire soumis à un blocus total par Israël depuis le 2 mars.

Le plan, approuvé dans la nuit, prévoit qu’Israël maintienne son contrôle de la bande de Gaza et soutient un projet organisant le « départ volontaire » de ses habitants, selon la même source.

Dimanche soir, l’armée israélienne avait confirmé le rappel de « dizaines de milliers de réservistes ».

Plusieurs médias israéliens estiment toutefois que la campagne ne devrait démarrer qu’après la visite au Moyen-Orient du président américain, Donald Trump, attendu dans la région pour la mi-mai.

Début février, Trump avait lancé l’idée d’une prise de contrôle de la bande de Gaza par les Etats-Unis pour la reconstruire et en faire la « Riviera du Moyen-Orient ».

Pour cela, ses habitants pourraient, selon lui, être déplacés vers l’Egypte et la Jordanie, deux pays voisins qui ont rejeté catégoriquement cette option.

Ce projet avait suscité un tollé international, mais les autorités israéliennes s’y réfèrent régulièrement et ont créé une agence spéciale pour permettre aux Palestiniens de quitter la bande de Gaza.

Les organisations d’aide internationale, de même que les Palestiniens de Gaza, témoignent depuis des semaines d’une situation humanitaire dramatique, notamment en raison des pénuries de biens de première nécessité.

Le Programme alimentaire mondial (PAM), un des principaux fournisseurs de nourriture dans la bande de Gaza, a annoncé le 25 avril y avoir « épuisé tous ses stocks ».

(Avec AFP)