Les affrontements se poursuivaient mercredi dans cette ville du sud de la Syrie, jusque-là tenue par des combattants druzes locaux, où les forces du pouvoir syrien et leurs alliés se sont déployés mardi avec une claire volonté d’y étendre leur autorité.
L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), des témoins et des groupes druzes les ont accusés de nombreuses exactions, notamment des exécutions sommaires de civils et des pillages.
Selon l’ONG, 248 personnes ont été tuées depuis le début des combats dimanche entre combattants druzes et tribus bédouines, qui ont provoqué l’intervention des forces gouvernementales aux côtés de ces dernières.
La plupart des tués sont des combattants des deux bords ainsi que 28 civils druzes, dont « 21 exécutés sommairement » par des membres des forces gouvernementales, selon l’OSDH.
Israël, qui occupe et a annexé une partie du plateau syrien du Golan, a répété ces derniers jours qu’il ne permettrait pas de présence militaire dans le sud de la Syrie, à proximité de leur frontière commune, et a menacé d’intensifier ses frappes menées depuis lundi si les forces syriennes ne se retiraient pas de cette région.
L’armée israélienne « augmentera l’intensité de ses réponses contre le régime si le message n’est pas compris », a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, en exigeant du pouvoir syrien qu’il « laisse tranquilles » les druzes de Soueida.
Mettant ses menaces à exécution, l’armée israélienne a annoncé mercredi avoir frappé l’entrée du quartier général de l’armée syrienne à Damas.
La télévision d’Etat syrienne a de son côté rapporté que deux personnes avaient été blessées dans le centre de la capitale, sans préciser l’emplacement exact des faits.
L’armée israélienne a également annoncé renforcer ses troupes à la frontière syrienne et dit avoir identifié des « dizaines de suspects » qui tentaient de franchir la frontière depuis la Syrie.
(Avec AFP)