L’armée israélienne a en outre annoncé que deux projectiles avaient été tirés de la bande de Gaza, l’un intercepté et l’autre tombé dans le sud du pays, sans faire état dans l’immédiat de victimes ou dégâts.
Ces tirs sont intervenus au lendemain d’une manifestation de centaines de Gazaouis dans le nord du territoire, qui ont scandé des slogans anti-Hamas en appelant à la fin de la guerre avec Israël. Sur le réseau social Telegram, des appels à de nouvelles manifestations mercredi ont été lancés.
Entrée en vigueur le 19 janvier après 15 mois de guerre, la trêve a pris fin le 18 mars avec la reprise des bombardements israéliens sur la bande de Gaza, suivis d’opérations terrestres.
Depuis, au moins 830 Palestiniens ont été tués dans le territoire assiégé et dévasté.
« Puissante » pression
Selon les responsables israéliens, ce retour aux armes vise à contraindre le Hamas à libérer les derniers otages, après l’impasse des discussions pour la poursuite de la trêve. Le cessez-le-feu avait permis le retour en Israël de 33 otages israéliens – dont huit morts – en échange de quelque 1.800 détenus palestiniens.
« Plus le Hamas persistera dans son refus de libérer nos otages, plus la pression que nous exercerons sera puissante », a déclaré mercredi M. Netanyahu au Parlement à Jérusalem.
« Cela inclut la prise de territoires, ainsi que d’autres mesures que je ne détaillerai pas ici », a-t-il ajouté.
La semaine dernière, son ministre de la Défense, Israël Katz, avait dit avoir ordonné à l’armée « de saisir davantage de territoire à Gaza », prévenant que « plus le Hamas continuera à refuser de libérer les otages, plus il perdra de territoire, qui sera annexé à Israël ».
Sur les 251 otages enlevés lors de l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, 58 sont toujours détenus à Gaza, dont 34 morts selon l’armée israélienne.
Le Hamas a affirmé mercredi que les derniers otages pourraient être tués si Israël tentait de les libérer par la force et poursuivait ses frappes.
(Avec AFP)